Archive for juillet, 2015

Une star sans le savoir

Ola amigos,

Hier, je festoyais pour mon départ de la banque Pipolia. La mirabelle coulait à flot et par inadvertance (en fait, j’étais complétement fait), je confiais que l’informatique était alimentaire (ce qui ne surpris personne puisqu’on est tous dans ce cas) et que j’aimais écrire pour me distraire. Et là, je révélais que j’avais un blog où je recueillais mes impressions assez ironiques sur le travail. Et là, à ma grande surprise, Cécédille, la petite nouvelle, s’écria « mais, tu es BenLori, je te connais, j’ai lu tous tes textes, c’est toi ??? et les mecs, c’est Benlori ».

 Là, toute la salle de réception commença à murmurer « waouu, c’est Benlori ». Et oui, pendant plus de trois ans, ils ont côtoyé sans le savoir, celui qui décrit leur quotidien dans le blog le plus connu des salariés de SSII. Exemple ici où un type me cite : http://forum.hardware.fr/hfr/Discussions/Societe/0ptimisation-temps-travail-sujet_90705_1188.htm

J’avais d’ailleurs oublié l’article cité, et c’est vrai que je suis épatant quand même.

Et donc pendant 1 heure, j’ai signé des autographes, dédicacé des impressions de mes écrits, eu des tas de propositions indécentes de filles hystérisées par mon statut de punk star de blogs.

 

Je n’ai jamais tiré profit de mon statut de star, je n’en tire aucun revenu, et j’ai bien entendu refuser toutes les femmes qui s’offraient à moi voulant se farcir une célébrité, un peu comme une Bruni ou une Gayet qui se tapent un président histoire d’étoffer leur tableau de chasse.

Mais c’est grisant le succès, maintenant que je sais que BenLori est une « marque » reconnue, je pourrais être tenté de développer tout un buisness autour de la marque BenLori, des sketchs sur youtube, des diffusions de moi sur Twitch où on me voit programmer, vendre produits dérivés.

Bon, je vous dis avoir beaucoup bu hier… peut être que l’histoire précédente n’est pas tout à fait exacte… j’ai des bribes de souvenirs.

 BenLori

Published in:Uncategorized |on juillet 31st, 2015 |No Comments »

Marre du gauchisme ambiant

Ola amigos,

Mon ami JL, en bon Stalinien membre de la CGT, m’énonçait sans subtilité que tous les sportifs étaient des cons.

Moi qui défends toutes les causes perdues, mon sang ne fit qu’un tour… comment peut-il assener des axiomes pareils ? Est-ce la rancœur d’avoir perdu contre moi au Molkky, 20 minutes plus tôt ?

J’ai infiniment plus de respect pour des handballeurs qui réalisent un mouvement Yago correctement qu’un informaticien. 80% de cette profession est composée d’imbéciles heureux qui ne réalisent pas que ce qui leur est demandé de coder n’a aucun sens. Reprenons cette célèbre phrase trouvée par hasard dans un programme informatique chez BZB Assurance « Ce calcul est faux mais on m’a dit de le faire ». Dans ce dernier cas, le mec a, au moins, eu l’intelligence de constater que le calcul était faux, mais beaucoup aurait codé mécaniquement comme des bourrins.

Yago

Ci-dessus, le yago… c’est complexe, non ?

Voilà le diagramme du batch de surveillance Ficoba/banque de France ?

La démonstration semble évidente, il y a bien plus de flèches à respecter lors d’un lancement de yago, que le lancement d’un pauvre traitement informatique.

Pour JL, le handball, ce sont des mecs qui se rentrent dedans. Mais comment peut-on dire des choses pareilles ? Comme tous les sports collectifs, le but est de provoquer des déséquilibres en allant chercher des intervalles libres, par des courses, des faux appels, des blocages du pivot, des mouvements très précis. Bref, c’est de l’art. L’informatique ne demande aucune intelligence, rien, on prend un chimiste, en 2 jours, il devient informaticien sans problème.

Je connais justement un chimiste de top niveau mondial, thésard en chimie des polymères soufrés. Ce type est capable de coder en flash après deux heures à étudier un livre, par contre, pour avoir tenté de l’initier au basket, il est incapable de dribbler sans avoir l’air d’un mongolien. Son cerveau est incapable d’évaluer spatialement la position du ballon, et donc il est obligé de regarder la balle tout en ayant très peu d’assurance au niveau moteur. Tout ceci s’acquière par de longues heures d’apprentissage pour habituer le cerveau à anticiper position du ballon dans l’espace, tout en prenant en compte le coefficient de rebond fonction de la composition du ballon, et du sol selon la formule de Valbeck-Planck R = NV/u²T. Faire du handball, c’est faire des mathématiques très puissantes, faire de l’informatique, c’est copier/coller des morceaux de code trouvés sur internet, ça ne demande aucune intelligence.

Mon pauvre JL, si il y a des bourrins sur cette planète, ce ne sont pas les handballeurs, mais bien les syndicalistes staliniens énonçant des postulats tranchés dans tous les domaines.

BenLori

Published in:Uncategorized |on juillet 27th, 2015 |No Comments »

Avenir précaire

Ola amigos,

 C’est officiel, ma chef Florence Morano vient de m’introniser Team Manager. Je vous vois déjà sourire devant cette appellation ronflante.

Le contexte : je vais être sur une plateforme de codeurs, des très jeunes qu’on ne paie pas, et qui ont une durée de vie de 8 mois, 10 pour les plus endurants, peu dépassent l’année. Ils viennent souvent d’une école de chimie, sont pour la plupart des asociaux ayant de nombreux troubles du comportement, des cheveux gras, les mains moites. Ils sont restés 2 ans au chômage et ont peur d’y retourner, ils sont donc craintifs et soumis à l’autorité, ils font des horaires de fou, ne sont pas syndiqués et se font enfler en disant merci.

Moi dans ce contexte : je dois contrôler leur boulot, les pressuriser, leur rappeler qu’il y a 6 mois, ils étaient dans le caniveau et que si ils ne s’activent pas, ils pourraient bien y retourner, avec les conséquences que cela peut entraîner : dépression, alcoolisme, dépendance à des drogues. Il faut également leur faire comprendre que si ils n’y arrivent pas, c’est entièrement leur faute, parce qu’ils sont trop lents, et qu’en supprimant le repas du midi, ils auraient largement le temps de respecter les délais.

On emploie le terme de Team Manager, qui est la traduction littérale du français « Raclure ». Mais le mot français est un peu connoté négativement, d’où l’emploi d’un anglicisme.

 Il faut aussi que je m’adapte à mon jeune public, ils sont nés avec la télé-réalité, le maillon faible, Koh Lantah et toutes ces conneries là. Je pense donc instaurer un management en relation à cette culture. A savoir que chaque mois, ils devront éliminer un collègue en indiquant pourquoi. Ils seront encouragés à l’enfoncer afin de provoquer une émulation chez les survivants.

 J’aurais donc le rôle d’arbitre : « Gnafron, pourquoi as-tu désigné Smeagol comme burne de base ? »

-          « Je pense qu’il n’a pas rendu son programme en temps et en heure, il est la burne de base »

Les survivants auront bien intégré que ne pas rendre son programme à l’heure, est symbole d’humiliation, de fin du contrat de mission qu’ils ont longtemps recherché, fin des gains, des femmes faciles etc…

Bon, je déconne…. En fait, je crois que le premier éliminé, sera moi-même… car je ne me vois absolument pas « team manager ». 6eme démission de ma carrière pour bientôt ???

 Benori

Published in:Uncategorized |on juillet 23rd, 2015 |No Comments »

Aout sera terrible

Ola amigos,

Ca semble acté, dans 12 jours, je serais vaguement responsable d’une petite équipe de jeunes développeurs. Plus aucun commercial ne tente de me joindre pour me proposer des missions, et je n’ai aucune nouvelle de mon entretien chez « D2R2 La Moniale », où son dirigeant, Monsieur Clampin souhaitait me confier un poste de très haut niveau.

C’est étrange que l’on me place à un rôle de « manager » puisque tous les tests psycho-machins que j’ai passés dans ma vie, révèle que je suis un individu solitaire, très peu désireux de nouer des contacts sociaux avec qui que ce soit. Le test Papi révèle un 0 en sociopathie, confirmé par le test PCM qui me classe comme rêveur dont je rappelle les traits ici :

Le mode de perception et de communication :
il ne prend l’initiative et qui attend des directives claires et précises pour se mettre en action. Peu bavard si on ne va pas le chercher. Plutôt réservé, il n’aime pas exprimer ses sentiments.

Les besoins psychologiques :
il a un grand besoin de calme et solitude.

Le choix d’une activité :
il est attiré par des activités solitaires permettant une riche vie intérieure : chercheurs, artisans et certains artistes, écrivains.

 

Cela confirme les théories du principe de Peter, quand un type est compétent dans un poste, dans mon cas comme créateur d’algorithmes de top niveau mondial, on lui offre une promotion à un poste où il n’est plus compétent. Si bien qu’au final, tous les postes de management sont occupés par de sombres crétins.

Bon, j’ai pour moi, le fait d’être parfaitement au courant que je ne suis pas fait pour ce poste. Ca m’évitera d’avoir le melon, de jouer au petit dictateur en profitant de mon poste à responsabilité. Cette promotion est irresponsable mais logique, l’auteure de cette décision est depuis longtemps à son niveau de Peter, à savoir, qu’elle est nulle également, sans avoir compris qu’un type comme moi, on le laisse 1 ou 2 ans en intercontrat pour rêver un peu.

 

Ce qui me chiffonne un peu, c’est que les 4 branquinioles qu’on va me coller sur les bras, me seront imposés. Je n’aurais pas à les choisir en leur faisant passer des tests à la con comme j’ai eu à le faire. C’est marrant, je crois que le seul truc qui m’amuserait dans un poste de « chef », ce serait le recrutement de l’équipe, et avec moi, pas de test Papi, PCM et autres acronymes de ce genre… Ce serait simple « citez moi ce que vous écoutez dans votre Ipode ? » Si le mec me répond U2, il passe par la fenêtre. C’est simple et efficace. Et à peu près aussi valable que le test Papi, qui fait de moi un « manager » alors que je ne suis pas fait pour ça.

 Benlori

Published in:Uncategorized |on juillet 21st, 2015 |No Comments »

Misanthropie chez le Lori

Ola amigos,

Il y a un an, je passais un entretien pour intégrer une banque. Je passais alors un test psycho-machin appelé Papi qui indiquait clairement que j’étais un sale con orgueilleux en soif de reconnaissance systématique, travaillant auprès de gens que je détestais le plus souvent. Bon, je schématise un peu les résultats obtenus mais en gros, j’avais une échelle A (besoin de réussir) très importante, mais une branche Q (besoin d’établir des contacts) à un niveau extrêmement bas, je crois même pouvoir dire que la psy n’avait jamais vu un niveau aussi bas en 30 ans de métier.

Du coup, elle avait immédiatement freiné mon embauche… un tel taré, jamais !!! Bien entendu, lors de nos aimables échanges, je lui objectais que son test était à peu près aussi fiable que les divinations de Michel Sapin sur la courbe du chômage.  Cette dernière remarque n’a pas du aider. C’est étrange chez moi, ce besoin de renvoyer à la tête des gens que je les méprise… ce qui finalement valide le test.

Je me faisais la réflexion hier, que lorsque je passe des entretiens auprès de grands groupes, avec une armée de connasses de psys, je suis littéralement refoulé. Mais étrangement, quand j’ai un entretien clientèle pour une mission de consulting, je suis pratiquement toujours pris. Le dernier en date, chez D2R2 La Moniale fut une simple formalité, le mec finissant par dire :  « je devais voir d’autres types mais ça ne sera pas nécessaire, j’aime votre profil et votre personnalité, si le poste s’ouvre, c’est vous que je prends. »

Il y a comme un hic… devant des opérationnels, mon humour, mes vannes, passent comme une lettre à la poste, mais devant des nullasses trop connes pour faire autre chose qu’une fac de psy, je me fais éclater. Ca valide encore une fois le test Papi, j’ai chez moi, un gros problème d’orgueil…. La psy, je ne la juge pas légitime pour me poser la moindre question, j’ai intégré que je n’étais pas son égal, qu’elle ne comprenait rien à l’informatique (comme moi, en y réfléchissant bien mais bon, ça reste mon métier) et que je ne voyais pas pourquoi je devrais m’abaisser à lui parler ou à faire ses tests de graphologie, de logique ou je ne sais quoi. Dans un entretien pour une mission de consulting, le mec qui me reçoit, est mon égal…. Même si je le méprise quand même un peu, je reste misanthrope en toute circonstance.

J’ai donc trouvé la cause de mes plantages… reste à le corriger… mais bon, à 42 piges, je n’intéresse plus personne au niveau professionnel donc ma découverte et ma profonde réflexion sur les raisons de mes échecs ne servent à rien finalement.

C’est con quand même…

 

BenLori

Published in:Uncategorized |on juillet 17th, 2015 |No Comments »

Management 2.0

Ola amigos,

 En SSII, quand on vous positionne sur deux missions, il est notoirement connu que vous allez hériter de la plus nulle. Votre avis n’a aucune importance. Vous êtes une pute mise sur un trottoir et vous devez accepter la passe la plus rémunératrice pour votre maquereau.

Il apparaît de plus en plus certain que mon avenir se situe dans une cave à faire usiner 4 jeunes inexpérimentés, très certainement sans papier, auxquels je vais devoir dire que s’ils veulent leur pitance, il va falloir s’activer un peu plus. Autant dire que je ne me sens absolument pas à l’aise pour commander qui que ce soit. Et si le jeune se trouve être un branquignole, je ne me vois pas le sanctionner ou le juger. Je sais que notre boulot n’a aucun intérêt pourquoi serait-il motivé ? Sa motivation, je la connais, gagner un peu de fric pour payer son loyer et faire plaisir à ses parents qui s’inquiètent de son avenir après 2 ans de chômage, des petits boulots, et une reconversion dans l’information après l’amer constat qu’une thèse en biochimie, ne mène à rien.

 Je n’ai jamais commandé personne depuis mon capitanat de mon équipe junior de handball, comme on était frustre techniquement, de toutes façons, je n’allais pas demander un « yago » comme chez les grands, on était incapable de le réaliser correctement sans perte de balle. Mon rôle consistait à remplir et signer la feuille de match, donc on peut dire que je sais assumer le côté administratif du poste. Ceci dit Claude Onesta et Daniel Constantini, les deux derniers entraîneurs de l’équipe de France de Handball sont aussi consultants en entreprise. Ils donnent des conseils en management et en gestion d’équipe. Peut être que ma courte expérience handballistique peut me servir.

 Donc si survient un bug sur une base de données, je commande un « yago », le chef d’équipe passe la souris à son collègue de droite, pendant ce temps le collègue central bloque son PC en mettant son corps en opposition. Le collègue de droite croise avec son chef d’équipe libérant un espace dans le dos des deux écrans d’ordinateur, il peut alors cliquer avec la souris et corriger le bug.

 Pour un problème de contention dans une base, je commande un « espagnol », le chef d’équipe (moi en l’occurrence donc droitier) part prendre la place de gauche, son collègue de gauche réceptionne la souris et fais une course centrale. Pendant ce mouvement, le collègue le plus à droite, fait également une course centrale, réceptionne la souris et par un clic au 9 mètres, corrige le bug.

 

En magasin, j’ai aussi le « glissé » et le « croisé » qui peuvent certainement donner des résultats mais il faut que je révise un peu ces schémas sur tableau noir. Bon, reste à mettre ça en pratique, il paraît que mon futur bureau fait 2m², ça ne va pas être évident de coordonner toutes les courses nécessaires.  

 

Benlori

Published in:Uncategorized |on juillet 9th, 2015 |No Comments »

Que d’imprévus !

Ola amigos,

Avant-hier, j’apprenais que Grégoire Clampin, team manager (dans le monde pro, on a tous des titres en anglais à la con) de « D2R2 La Moniale » souhaitait ardemment que j’apporte mes hautes compétences pour booster son service moribond.

Mais ce petit freluquet, comme moi-même d’ailleurs, n’avions pas conscience que je suis sûrement l’informaticien le plus recherché lors de ce mercato d’été. Tous les clubs de L1 veulent renforcer leurs effectifs et fatalement ils ne peuvent laisser passer celui qui a modélisé les contrats UC sous surveillance FATCA par rétrocession d’actifs inverses.

Hier, c’était mon entretien annuel qui a lieu tous les trois ans, l’occasion de faire le point sur mes réalisations passées avec Florence Morano, la sœur de la politicienne… du moins, je suppose tellement elles ont une sorte de gouaille commune. On pouvait donc évoquer mon avenir chez Grégoire Clampin mais là, le son de cloche fut bien différent :

« Ouahh, des baltringues de client qui reçoivent des candidats sans budget, on ne va pas me la faire à l’envers, j’ai 18 ans de commerce derrière moi. Avec moi, t’alignes le fric ou tu dégages, je ne suis pas une société philanthropique. BenLori, on a des tas de projets pour toi et franchement « D2R2 La Moniale », c’est une piste mais y en a d’autres ».

 

Et la voilà qui évoque le fait qu’à mon grand âge, il serait temps que j’apporte mes connaissances immenses auprès de petits trous du cul. Et donc elle me verrait bien chef d’une équipe de 4 programmeurs débutants. Ca sent le piège cette histoire-là. Je vais donc me retrouver dans un centre de service où tout le monde est sous pression pour tenir des délais intenables. Et bien sûr, pour faire le job, on prend des débutants pas chers qui ne savent rien, ne comprennent rien même si ils sont de bonne volonté. Je sais très bien, j’ai commencé comme ça chez Syphilis à Metz. J’étais alors un jeune électronicien, un peu naïf, prenant un premier job après avoir galéré 6 mois à chercher du boulot, je n’étais pas tellement fait pour ce taf, et j’avais d’autres aspirations.

 

Là, je vais probablement me retrouver face à Yannikis, Papanikolou, Vorzumis et Leandranis, 4 grecs au chômage, venus en France par dépit avec le rêve de retrouver leur patrie. Ce qui sous-entend une implication assez fluctuante pour gérer les projets confiés. Et donc, là dedans, il y aurait moi, ne parlant pas Grec, avec une âme bienveillante, et compréhensive, contraint de leur imposer de bosser sur des projets que je sais totalement idiots alors qu’ils rêvent de retourner dans leur pays, d’adhérer au PASOK et de prendre un emploi fictif comme leurs parents.

 Ca ne sent pas très bon, cette affaire là.

 BenLori

Published in:Uncategorized |on juillet 8th, 2015 |No Comments »

Encore gagné

Ola amigos,

Après trois ans et demi dans le milieu bancaire, où j’ai pu faire admirer ma haute technicité, me revoilà sur le marché du travail. Bien entendu la main invisible chère à Adam Smith, ferra qu’inévitablement ma force de travail rencontrera un employeur, je ne suis donc pas inquiet sur mon avenir, forcement brillant.

Et donc hier soir, j’étais présenté chez « D2R2 La Moniale » auprès du terrifiant Grégoire Clampin. Et là, je lui ai sorti le grand jeu, on aurait dit un meeting de Sarkozy, vannes à tire larigot, ironie, auto dérision toute la panoplie de mon humour cinglant y est passée. Grégoire étant un ancien prestataire de SSII, il connaît bien cet univers, et on a pu ainsi se défouler conjointement sur la pauvre commerciale qui m’accompagnait et surveillait attentivement mes échanges avec Grégoire.

On notera cette passe d’armes savoureuse.

Moi : « Chez BZB Assurance, j’étais responsable Qualité, j’étais chargé de contrôler que les grouillots remplissaient leurs Bullsheets au format CMMI2 sous Viseo en mode synchrone »

Lui « Ouais, ce n’était pas passionnant quoi ! Une vraie mission de merde de SSII »

Moi « Heu…. On peut dire ça mais la personne qui m’accompagne m’a demandé de toujours positiver mes expériences et donc je n’ai pas le droit de vous dire que c’était nul mais au contraire vous dire que j’étais en extase totale, mais objectivement vous avez raison, c’était quand même vraiment une mission sans intérêt. Mais vous voyez, je m’adapte, qualité première d’un prestataire, on me confie de la merde, no problemo, je bosse, je suis malléable, corvéable, flexible, tout ce que demande le patronat »

Lui « ahahah »

Elle « hihih, tu exagères, je n’ai pas dit ça en ces termes »

Après avoir énuméré ma riche vie professionnelle, Grégoire était sous le charme … il avait devant lui la pépite qui avait extrait les valeurs mobilières en épargne salariale de rang 9 en 1998, celui qui chez HNG Assurance, avait écrit l’algorithme de modélisation tracfin sous cofinancement inverse, et il ne pouvait que conclure cet entretien par « Vous avez un très bon profil, et en plus humainement, vous me plaisez ».

Bémol toutefois, Grégoire n’a pour l’instant pas le moindre fifrelin en caisse et je suis très cher. Il doit donc demander une rallonge budgétaire pour que sa société se porte acquéreuse, sur très certainement, le profil le plus intéressant libre de tout Paris. Et donc je finis par lui mettre une petite pression ultime « Je suis très convoité donc il va falloir répondre rapidement ». La commerciale était également sous le charme, je faisais son boulot en rappelant qu’il faut rapidement lever l’option sur ma personne.

Voilà, bon, j’aurais aimé un peu d’intercontrat, car c’est le seul avantage social d’être en SSII, ça ne sera pas pour cette fois. Je suis pourtant usé, 18 ans, que je porte des projets à bout de bras, tout en apportant ma bonne humeur, ma personnalité hors norme.

Je me dégoûte parfois d’être si fort.

 

BenLori

Published in:Uncategorized |on juillet 7th, 2015 |No Comments »

L’Equipe - extrait

Paris – 1er Juillet de notre correspondant Pascal Kro

Alors que certaines équipes reprennent l’entraînement, nous ignorons encore tout de l’avenir de Benlori, le surpuissant attaquant du FC Pipolio Bank, le club ne semble plus compter sur lui comme nous le confirme Pépito Ramirez son directeur sportif « Benlori ne fait plus parti de nos priorités, cela fait 3 ans et demi qu’il est chez nous, il a donné satisfaction, mais on souhaite repartir avec de jeunes joueurs, on pense que l’aura de Benlori peut les intimider. Techniquement, il est ce qui fait de mieux mais on part sur un projet demandant un gros collectif, on ne peut plus prendre un joueur qui part dans des délires solitaires  ».

Clash à l’open space

Ces déclarations nous rappellent le clash entre Benlori et Foldingue (notre édition du 14 février). Foldingue avait extrait les valeurs hypothécaires des comptes dépôts, BenLori pensait qu’il fallait plutôt les confier en délégation Tracfin. Pepito Ramirez ne dément pas « Le projet de jeu va être davantage axé sur les valeurs mobilières, donc ça implique de donner des responsabilités à Foldingue, partant de là, on ne peut se permettre d’avoir sur le terrain deux personnalités dont la vision du jeu peut sembler opposée ».

Signature du prochain contrat imminente…. Ou lassitude

L’agente de Benlori, Virginie Pétassa, souhaite que son poulain intègre « RD2R La Moniale » qui souhaite confier son projet Megaflan à un joueur expérimenté. Son directeur sportif Bernie Ducon nous a confié : « Chez la moniale, on espère recruter un top-player afin de crédibiliser notre équipe auprès des sponsors, et il y a peu de top-player disponible sur le marché actuellement ».

Du côté du joueur, on semble peu pressé pour intégrer une équipe. En off, il se dit qu’il aimerait profiter de l’été pour soigner son moral au plus bas. Effectivement, 18 ans que le joueur écume les open spaces sur des projets de plus en plus physiques (et de plus en plus farfelus), la lassitude se fait sentir. On sait le garçon à fleurs de peau, il a déjà claqué la porte de 6 clubs souvent en pleine saison. Son comportement peut refroidir certains clubs, BZB a déjà annoncé qu’elle ne se porterait plus jamais acquéreur du joueur après ses frasques de 2011 où il a publié des textes anarchisants, là où les clubs attendent fidélité, suivisme et comportement de larbin servile. Raphael Grotas de BZB assurance ne se veut pas politiquement correct et son propos est clair : « BenLori ? Ce n’est plus un prospect, chez BZB, on travaille davantage avec des jeunes qu’on ne paie pas et qu’on sous traite via l’application UberInfo. Benlori, c’est dépassé de nos jours. Certes, il vous dépote un projet en 3 jours, là où un roumain va vous en facturer 50, mais on connaît le joueur, il va torcher le projet en 3 jours, et faire le zozo pendant 25 jours. Chez BZB, on veut des moutons, des abrutis qui ne pensent pas. Tous les clubs sont dans cette course à l’abruti qui obéit sans poser de questions, les joueurs techniques des deux mains, ce sont les années 2000. En 2010,  on préfère se tourner vers des joueurs moins talentueux techniquement mais de bons soldats bêtes et méchants. Si on devait transférer un joueur de Pipolio Bank, ce serait foldingue, c’est ça le joueur de l’avenir »

Published in:Uncategorized |on juillet 1st, 2015 |No Comments »

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