Archive for juin, 2015

A night with L7

Ola amigos,

Alors que la France souffre de la crise, de la faim, de la soif, du scorbut, des épidémies, c’est avec insouciance que je me rendis au Bataclan mercredi 17 juin.

J’y allais pour voir L7, quatuor féminin de grunge… courant musical très prisé dans les années 90, maintenant oublié. Les L7 se définissent comme des punks jouant du heavy metal. D’où leur présence ce week end au Hellfest.

Le bataclan annonce complet, un beau public bariolé se présente aux portes. La moiteur estival permettant au public de venir découvert, on pu tous exhiber nos collections de tatouages, nos T shirt floqués de têtes de mort et autres colorations loufoques de cheveux (enfin, n’en ayant plus, ça craint un peu sur ce dernier point).

 

Premier hic, le videur repère dans ma poche de blouson une ampoule de lampe, je devais en changer et j’avais gardé ce modèle usité pour avoir la référence sur moi. Et donc, cette ampoule peut-elle servir d’arme ? Visiblement, le règlement n’est pas assez précis donc mon custode dut appeler son chef pour se faire préciser ce point. Voilà donc le vigile, comme un vulgaire informaticien, en train de rédiger une fiche incident, et demander une ligne budgétaire pour justifier sa perte de temps avec mon cas pointilleux. Beaucoup aurait râlé, mais, perso, je suis très au fait qu’un travail banal, est vite enrobé de processus kafkaïens.  

Première partie : Toybloid.

Un trio composé de deux jeunes femmes aux instruments à cordes et d’un bûcheron aux fûts. C’est un groupe de chez nous mais chantant en anglais (ouf)… c’est assez efficace. On va dire que ça envoie le pâté, le set est assez court, c’est peut être assez répétitif. Mais bon, pour une première partie française, j’ai quand même vu nettement pire.

Seconde partie : L7

Elles nous reviennent donc après un arrêt de 15 ans donc leur line up originel. Elles ont toutes plus de 50 ans, preuve une nouvelle fois que le rock conserve. Et là, ça va être un déluge sonique dont je n’ai peut-être plus l’habitude… ou alors c’est moi qui vieillis. Après, étant fan de leurs premiers disques, on ne peut pas dire que je sois déçu, je peux danser en chantonnant les refrains mais ça dépote un peu, beaucoup. Et effectivement, c’est peut être plus du hard rock que du punk. Constat qui poussera le bloggeur Matbbrrr à fuir.

Ce qui me dérange également, c’est le côté hyper carré du spectacle, le groupe est américain et pas anglais et on retrouve là quand même la touche très (trop ?) pro des américains. Ca manque de jeux, de complicité avec la foule.. bim bim, les morceaux s’enchaînent, tout est rodé. Pourtant la chanteuse est réputée pour avoir un soir, balancé son tampon hygiénique dans la foule. Bref, je m’attendais à me prendre un tampax ensanglanté sur la tronche,  mais il n’y eut rien d’amusant à noter. Il y eut aussi ce mémorable concert Londonien où la batteuse tira au sort un numéro, le gagnant pouvant finir la nuit avec elle.

Pas de tombola ce soir, donc je repartis seul. La soirée ne fut pas mauvaise mais pas inoubliable non plus.

 BenLori 

Published in:Uncategorized |on juin 19th, 2015 |No Comments »

Dormez tranquille, je gère

Ola amigos,

Alors que tous les malheurs s’abattent sur la France (chômage, pollution, roumains, retour de sarko…), vous ne vous doutiez pas qu’un péril plus grand encore menace le monde.

Le projet Pipolio sur lequel j’œuvre depuis un an, est en retard. Le projet Pipolio permettra aux clients de ma banque de bénéficier de taux à 4.5% sans rétrocession d’actifs obligataires. Bref, du lourd, attendu par le board de ma banque qui compte gagner des clients, et donc se faire un maximum de fric.

Du coup, un comité de pilotage est convoqué en toute urgence pour définir les modalités pour combler les retards. Là, Jean Paul Dugenou regarde avec gravité ma chef

« Clarabelle, quels sont les points bloquants, pouvant mettre en péril ce projet vital pour notre entreprise ?

-         - J’ai listé les points préoccupants sur cette feuille. Mais j’en vois surtout un…. Le départ de BenLori. Il a fini son contrat chez nous, et doit donc nous laisser en plan fin mai.

-         -  Impossible Clarabelle, on le garde, coûte que coûte. »

Et c’est ainsi que je poursuis quelques mois de plus pour finir ce projet attendu de tous et toutes.

Pourtant, depuis mon retour de vacances, j’en fous pas lourd. Bon, vous me connaissez, ça me va très bien mais tout de même, ça me met toujours un peu mal à l’aise de buller. Et donc je vais voir Pepito, l’adjoint de Clarabelle pour lui demander comment je peux aider.

« Heu…. Il n’y a pas tant d’anomalies que ça, Foldingue et Firmin traitent déjà les anomalies, toi, t’es là en support, juste pour rassurer Jean Paul Dugenou. Bref, ta présence est politique, tu e là pour montrer qu’on a mis le paquet pour livrer le bordel à temps ».

 J’avais déjà vu pas mal de chose incroyable dans l’univers drolatique du travail, mais première fois que je suis en poste pour rassurer un type que je ne connais même pas. C’est aussi une revanche sur la vie car en 2000, il me semble qu’une greluche m’avait trouvé peu sécurisant et m’avait éconduit à cause de ça : « oh tu sais, nous les femmes, on a besoin d’un homme fort, rassurant, pas d’une sous merde timide, les fiottes, ça ne nous fait pas mouiller ». Là, je sécurise à moi tout seul, un groupe bancaire international qui gère 50 milliards de fonds propres.

 BenLori

Published in:Uncategorized |on juin 19th, 2015 |No Comments »

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