Archive for janvier, 2014

Litte Girl

Ola amigos,

Ce samedi, mon ami JL fit marcher la fibre familiale en faisant la promo du concert de son cousin Alain. Ce dernier étant l’ancien guitariste de 18Brumaire, groupe que j’ai autrefois commenté ici, et dont j’ai fait gagner un CD, car il est entendu, que je suis un mec très généreux.

Donc, je pris la direction du 2eme arrondissement pour un bar appelé les Cariatides, ambiance plutôt jeune à l’intérieur et je retrouve donc Jl, Alain, ainsi que la délicieuse Sylvie que je n’avais pas vue depuis une bonne année voire plus. Même pas le temps de s’humecter le gosier avec une pinte de kro que le set de Little Girl démarre.

C’est un groupe de facture classique pour du rock, batteur (mais avec une tenue de baguette, main gauche, de jazzman), guitariste (Alain), basse, et un chanteur, sorte de sosie de Stéphane Eicher, l’accent suisse en moins. La configuration de la salle me gène, elle est plus profonde que large et donc j’ai le sentiment que, ne jouant pas sur un même plan, ils ne jouent pas ensemble tout court.Il faut aussi signaler que ce n’est que leur 2eme concert ensemble et donc on voit qu’il reste du boulot. On notera des reprises des Cramps, du Gun Club, des Doors et des Undertones, pour situer l’univers du groupe. En fait, ce qui me dérange, c’est que Stéphane Eicher est surement une sorte de gothique, fan de Joy Division ou Frustration, puisque il chante de façon monocorde, et entre chaque chanson, on a envie de lui dire “prends un flingue et mets toi en une” puisqu’il enchaine les chansons avec des paroles follement gaies genre “ceci est une chanson sur les amours impossibles”, ou “on a tous connus ici des déboires”…. On a l’impression qu’un président de la république est venue en scooter lui piquer sa nana ou je ne sais quoi. Bon, il chante relativement juste, mais je ne sais pas, j’ai l’impression que les morceaux plutôt festifs comme Sex Beat du Gun Club, où personnellement, je pourrais sauter partout en l’entendant, deviennent graves et crépusculaires.

Je préfère Little Girl à 18brumaire, ceci dit mais il va falloir bosser et bosser. Après, je suis en pleine période Punk Anglais, en ce moment, donc je suis dans une humeur où il faut que ça pulse.

Ensuite, nous aurons droit à un second groupe, justement plus gai, je n’ai pas retenu le nom, ce n’est pas désagréable mais ça chante en Français… or, je suis un affreux snob et pour moi, le rock, c’est en anglais. M’enfin, c’est quand même nettement plus rodé, avec des musiciens plus expressifs que le groupe d’Alain. Je ne vois que trois morceaux car JL est parti débriefer son cousin, et je sens que mon avis sera aussi important ! Au bar, ils diffusent du rap, ça me prend le chou, je fuis en courant….

BenLori

Published in:Uncategorized |on janvier 26th, 2014 |No Comments »

Seppuku

Ola amigos,

Etant complétement nul en entretien (que ce soit pour un recrutement ou à un rendez-vous galant), il m’est, un jour, arrivé de dire à une DRH que j’étais une sorte de Mac Enroe de l’informatique. C’est-à-dire, un type, au comportement totalement improbable, capable de péter les plombs et de sortir des schémas de jeu des traditionnels lifteurs qui commençaient à pulluler au début des années 80 (Borg, Lendl, Wilander).

Je n’ai, bien sûr, pas été embauché, puisqu’un employeur ne retient jamais un mouton noir qui n’obéit que, partiellement, à la hiérarchie, et se met à virevolter à sa guise, en dehors, des normes.

 

Ce matin, en faisant de la veille technologique, je tombe, par hasard, sur un texte du philosophe Gilles Deleuze (j’espère ne pas dire trop de conneries étant lu par le philosophe Tommy P.) où il utilise cette métaphore tennistique. Borg serait le représentant d’un jeu populaire, démocratisé, quand MacEnroe serait un aristocrate. Le premier travaille, bûcheronne, le second crée, improvise. Le jeu de Borg ne s’embarrasse d’aucune autre finalité que l’efficacité tandis que le jeu de Mc Enroe se veut plus flamboyant, avec un désir d’épater le commun des mortels par des gestes improbables. Au final, les lifteurs ont triomphé au tennis et les serveurs volleyeurs ont disparu.

 Mais chez moi, au lieu d’épater la galerie, je me gaufre en beauté. Je sais que le monde du travail recherche des lambins lobotomisés, sachant cela, je dois me faire passer pour un benêt docile mais non, faut que je l’ouvre et que je crache à la gueule de la DRH que je suis fou, et je raconte avec fierté que j’ai déjà traité de con, un client.

Idem avec les femmes, elles rêvent d’un être doux, romantique, rieur, posé, dont à 40 ans, on s’attend à ce qu’il soit papa, prouvant par-là, qu’il a le sexe en parfait état de fonctionner. Mais pareil, une sorte de force cosmique me pousse à dire que je suis misanthrope, fétichiste des doigts de pieds vernis, hypocondriaque, que je bande mou et j’en passe.

 Dois je changer mon jeu et passer du jeu de serveur volleyeur à celui de lifteur ? Avoir un portable sous android 2.0 et avoir un profil sur facebook ? Prendre une voiture allemande pour me la péter comme tout mâle dominant qui se respecte ? Mettre une cravate pour paraître dynamique ? Aller en vacances en club ? Mettre un bonnet rouge pour protester, quand bien même, je vais bien ? Aller en soirée libertine avec DSK ? Ecouter David Guetta ?  Me faire botoxer la tronche pour paraître jeune ? Faire des quenelles anti-système pour dénoncer l’adultère de Hollande ?

Je dois tuer le Mac Enroe qui est en moi et devenir un Borg.

BenLori

Published in:Uncategorized |on janvier 23rd, 2014 |No Comments »

Retour….

Ola amigos,

Ca faisait longtemps que je n’avais pas pris ma plume. Ca vous manquait ? J’ai subi des pressions incommensurables dimanche soir, pour reprendre ce travail d’écriture. Et l’actualité s’y prête suite à quelques échanges par mails avec des amis, échanges qui m’ont amené à quelques fulgurances intellectuelles.

De plus, c’est le temps des voeux, donc bonne année à tous, santé et tout le bordel de convenance pour ce genre d’exercice.

 1er mail de mon ami Van Leeforte que vous avez connu sous le nom de Holly Bobane, le chanteur de couilles de poulet et chimiste de renommée internationale. En tant que chimiste, il s’attendait à faire progresser la science mondiale, découvrir de nouvelles molécules, percer les secrets de l’infiniment petit, mais le voilà, à son tour, pris dans l’implacable uniformisation des processus industriels qui transforment les génies, en parfaits moutons. Il a donc du délaisser son bec bunsen pour finir sa vie à remplir des feuilles de suivi, des fiches de travail, et à contrôler que ses thésards remplissent eux-mêmes les rapports de modélisation sous powerpoint. Ce qu’il vit actuellement, je le décrivais durant des années sur mon blog, pour une heure de travail réelle, on en passe sept à justifier par écrit ce que l’on fait pour faire plaisir à un chef incompétent (principe de Peter).

2eme mail de mon autre ami Galmier (et oui, j’ai deux amis, ça peut paraître surprenant) qui annonce qu’il va partir une semaine sur un chantier bénévole participer à la reconstruction d’un château dans la Nièvre. Ce qui ressemble un peu à ce que fait ma cousine Marion, en travaillant gratuitement dans une ferme « communiste », où elle donne sa force de travail, et ses allocations sociales, en échange d’une vie saine à la campagne loin des fiches de travail évoquées plus haut.

Et c’est là qu’il me vient une idée géniale pour permettre à Holy Bolane de s’extirper de son enfer paperassier, et au Galmier de travailler à des taches utiles en plein air … je suggère donc à mes amis, de trouver une ferme à retaper dans un coin sympa de France, si possible avec piscine et tennis, et ensuite proposer à des bénévoles de la retaper en échange également de leurs prestations sociales (il faut bien acheter les raquettes pour jouer au tennis et le chlore pour entretenir la piscine). Notre rôle serait donc de donner du boulot aux bénévoles, de gérer leur argent, et de créer un site internet pour faire la promotion de cette expérience de vie incroyable que de participer à la reconstruction d’un mas provençal avec une piscine que l’on appellerait “atrium romain” pour donner une touche historique et authentique à ce qu’il faut bien appeler une arnaque.  Et là, pour gérer tout ce personnel, et leurs prestations, je crains hélas, qu’il faille introduire des fiches de suivi de travaux et faire l’acquisition d’un logiciel de gestion de projet et de saisi des consommés.

Bref… un grand retour à notre vie actuelle de débiles écrasés par la paperasserie, rien à faire, il est impossible de s’extirper de sa condition.

BenLori

Published in:Uncategorized |on janvier 7th, 2014 |No Comments »

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