Archive for mai, 2011

Le sort en est jeté.

Ola amigos,

Alea Jacta Est … le sort en est jeté. Mon client et ma SSII sont au parfum, je pars. Bien évidemment, mon client est catastrophé (mais compréhensif) et flippe que je lui laisse en plan les développements de l’application des surcotes indexés sur mono-support euros. Ma commerciale veut me voir en urgence pour comprendre la situation. C’est simple, je reste à 60KE, 30 jours de RTT et une prime annuelle … ah non, c’est vrai, celle-ci a été promise par le brillant leader Minimo donc je l’aurais de toutes façons.

Bien sur, les interrogations sont nombreuses, un salarié n’abandonne jamais son emploi, il se suicide à la rigueur mais partir en plein milieu d’un projet, c’est indécent.

 

Je peux donc vous révéler maintenant mes réelles motivations de cet abandon de poste, il y a deux mois, je suis tombé sur cette annonce :  « dans le cadre d’une émission de télé du type Bachelorette, nous cherchons des candidats qui devront être machos et fiers de l’être, avec aucun doute sur leur capacité à séduire les femmes. Sport, beau, mode, vous prenez soin de votre corps et votre look ». Je n’ai jamais vu annonce qui collait si bien à ma personnalité. Bref, c’est une annonce qui ferrait rêver un directeur du FMI.  Je ne pouvais dévoiler mes motivations, car j’ai quelques amis fourbes et bien faits aussi (une étude montre que les gens bien nés se côtoient plus volontiers) qui auraient immanquablement postulé s’ils avaient été au parfum (sans parler de mes frères). Et donc, j’ai passé les sélections avec une facilité déconcertante.

 

BenLori

Published in:Uncategorized |on mai 25th, 2011 |3 Comments »

Ben O Lori

Ola amigos,

 Je ne devrais pas m’appeler Benlori témoignage de mes racines italiennes maternelles mais Ben O’ Lori qui correspond d’avantage à mon esprit très con de compétiteur animé par un fighting spirit des plus coriaces. Je n’y peux rien mais dès que je joue à un jeu, fais un sport, ou pratique n’importe quelle activité, c’est dans le but de tout exploser quitte à user de vilénies fourbes comme des coups bas les plus vicieux, le tout enrobé d’une mauvaise foi insupportable. La victoire m’apporte immense satisfaction et j’en profite alors pour parader tel un petit coq en chambrant et humiliant mes adversaires vaincus.

 Sous mes airs de glandeur professionnel, j’ai aussi cet instinct de tueur au boulot. Filez moi un projet, je mets un point d’honneur à le finir en temps et en heure, et je ne supporte pas l’échec. Lorsque je développe un programme et qu’il ne marche pas, ça m’énerve, j’entre alors dans une sorte de colère noire qui surprend mon entourage mais qui témoigne de mon acharnement à réussir le boulot confié. Je suis une sorte de Mac Enroe de l’informatique, un type au caractère exécrable mais qui veut tout fracasser. Alors, certes sur un open space, ça peut paraitre surprenant de m’avoir comme voisin, entre les flopées de jurons qui fusent, les stylos que je jette à travers la pièce ou que j’explose, j’avoue que ça doit surprendre (mais quelle idée de me mettre dans un open space ???) ; mais c’est symbole de travail efficace et bien fait. Mes voisins devraient plutôt s’inquiéter quand je reste stoïque et calme, ça signifie en général que je ne fous rien.  

 Or ce matin, je crois que j’ai perdu ce « fighting spirit ». On m’a trainé si bas ici que je n’ai plus envie de me transcender, ou de m’énerver (enfin, un peu quand même). C’est tellement n’importe quoi que je suis apathique, consterné, anéanti.

En fait, Jean-Mohamed devait rédiger un cahier des charges puis développer le programme dans la foulée. Etant en retard, il a été décidé de me confier cette dernière partie. Mais en fait, Jean-Momo avait fait le calcul suivant : « comme je fais le projet de A à Z, inutile que j’écrive un cahier des charges trop fourni, j’improviserais au moment de développer ».

Et donc je me retrouve avec un cahier des charges, vide, creux, imprécis, incompréhensible, bon à refaire, nul à chier pour être trivial.

Si j’avais mon fighting spirit habituel, j’entrerais en fureur, et je ferrais bouffer le cahier des charges à Jean-Momo en lui demandant si il se fout de ma gueule.

Mais finalement, je suis bien BenLori, un italien, ma réflexion actuelle est tout autre « Ma, yé m’en fous di ci projeto, basta, yé ferrais mieux de faire bunga bunga ».

 Enfin, je me connais trop bien, je vais devoir m’y mettre et ça va être hyper orageux sur Paris cet après midi… si vous passez, par hasard, par Montparnasse et que vous entendez des « fuck » « putain » « quelle merde » « font chier ces connards » « quelle boite de merde » « quel projet de con » .. pas de doute, c’est moi … Venez me saluer. Notamment pour mes nombreux fans qui ne me connaissent pas et publient des commentaires toujours plus nombreux sur mon blog. Bon, il se peut que vous vous preniez un clavier en travers du crane mais il est en plastoc… J’ai aussi un paquet de post it, et plus dangereux l’agrafeuse.

 BenLori

Published in:Uncategorized |on mai 23rd, 2011 |1 Comment »

Démission

Ola amigos, je travaille sur un projet de démission révolutionnaire…Voilà ce que ça donnerait, je vais bien sur un peu corriger le résultat mais la tendance est là.

Vous croyez qu’ils vont mieux le prendre si c’est tourné de cette façon ?

 

La Commerciale et le Grouillot


La Commerciale

 Je vous remercie de répondre à convocation

Moment est venu de faire un point mission

Un mois que vous œuvrez sur tache plaisante

Que pensez-vous de notre nouvelle entente ?

 

Le Grouillot

 Je n’ai point habitude de faire dans l’hypocrisie

Je me consume lentement d’un profond ennui

Il me semble avoir demandé un peu de réflexion

Point ici que mon cerveau sera sous forte tension

Je me voyais écrire cahier des charges en sonnets

Mon quotidien est programmation, travail simplet

Je vous fais grâce du bruit assourdissant en ce lieu

Marteau piqueur, bavardages, et sons disgracieux

Aussi, je vous apprends par ce texte un peu étrange

O combien mes membres du bas me démangent

Et donc je suis navré mais ceci est bien démission

En période d’essai, très rapide est la capitulation

Texte décalé afin d’adoucir votre légitime colère

Je peux assurément produire démission plus austère

Mais cela me rappellerait trop mon actuelle mission

Voilà, j’en ai fini, merci pour la courte collaboration

Published in:Uncategorized |on mai 15th, 2011 |5 Comments »

Victime du racime ?

Ola amigos,

 Il y a des clichés qui ont la vie dure, comme le montre cette sombre affaire touchant le foot français. Pour Laurent Blanc, un défenseur athlétique ne pourrait être qu’un grand black costaud, féroce, à la détente Jordanesque.

Hélas, mille fois hélas, ces discriminations touchent l’ensemble de la société française. Prenons, cette conversation tenue par mon ancien patron « Dans ma boite, pas de femmes et pas d’antillais, les femmes, ça tombe enceintes et ça ne rapporte pas de pognon, les blacks, ils sont feignants, les clients n’en veulent pas, ça reste longtemps en intercontrat » …. Et donc comme les femmes, ça ne rapporte pas de blé.  

Devant ce constat, mon patron se tourne donc vers les franco-italiens, qu’il considère véloce sur le clavier, endurant quand il s’agit de lire 150 pages de spécifications fonctionnelles assommantes, et bon de la tête quand il faut comprendre l’intérêt de migrer le produit Pipolio sous mono-support euro code garantie 76.

 De ce fait, les gens de mon origine, sont uniquement cantonnés à de l’informatique de gestion où on exploite leurs qualités supposées reposant sur des clichés du type : un rital, c’est le genre fourbe qui ne pose pas de question quand il s’agit de facturer 150 jours, un projet faisable en 15. Prenons la mission où je suis actuellement, je leur ai dit qu’elle ne m’intéressait pas mais rien à faire, on m’a embauché en pensant « depuis quand les ritals veulent faire autre chose que coder du cobol ? »

 

Autre exemple insupportable, alors que je quittais Pipolia assurance, j’écrivais en alexandrin imitation Molière, une lettre d’adieux destinée à mes collègues. Celle-ci surprit son monde avec quelques témoignages désobligeants du type « Un Rigatoni, ça n’est bon qu’à faire des Move Cobol, ça n’est pas capable d’avoir rédigé pareille lettre joliment tournée et drôle, cette lettre n’est pas de lui. Hey Macaroni, tu l’as pompée où ? ».

 Il faut que cela cesse. Mon ancien patron doit admettre que Blacky n’est pas seulement un défenseur de foot redoutable mais tout à fait capable de brasser du vent dans une compagnie d’assurance comme tout informaticien qui se respecte. Et la société doit arrêter de maltraiter les franco-italiens en les brimant à faire de la programmation Cobol alors qu’ils peuvent écrire de jolis pamphlets en alexandrin.

  BenLori

Published in:Uncategorized |on mai 5th, 2011 |1 Comment »

Saynetes

Ola amigos,

 Scène ordinaire au travail.

« Bonjour Gizmo Plata, dans le cadre du projet Pollicitation, nous voudrions un fichier de nos clients possédants plus de X milliers d’euros d’encours.

-          Heu, soit, mais ça sert à quoi ?

-          Et bien voilà, le journal « Le Revenu » souhaite démarcher nos clients les plus riches afin de leur vendre un abonnement.

-          Quel projet motivant, je vous remercie de me le confier.

 

Gizmo Plata, malin comme un singe, récupéra le programme destiné à « Argent facile » le concurrent de « Le Revenu », et le modifia légèrement. Le seuil de sélection, étant différent, il fallait modifier une donnée dans un coin et remplacer Y par X. Temps de travail : 0.5 jour, facturé 50 jours comme tout projet neuf, ce que ne conteste pas le donneur d’ordre qui a lui-même facturé 250 jours à « le Revenu ».

 Scène ordinaire de la vie courante.

Gizmo Plata rentre chez lui et découvre un exemplaire gratuit de « Le Revenu » avec une offre promotionnel d’abonnement. « Oh, c’est gentil, j’ai effectivement un paquet de fric dont je ne sais pas quoi faire, je viens de surfacturer un projet informatique, je vais puiser dans ce journal quelques fins conseils. Je vais de ce pas, m’abonner à cette mine d’informations ».

 Voilà petite histoire idyllique.

 En réalité.

Scène ordinaire au travail

« Bonjour, Gizmo Plata, dans le cadre du projet Pollicitation, bla bla bla…

En aparté ou sur son blog  «  oh fait chier, je m’en fous de leur projet de merde. »

 

Scène ordinaire de la vie courante.

Gizmo Plata rentre chez lui et découvre un exemplaire de « Le Revenu » bla bla bla.

 « Oh fait chier, quel est le damné connard qui a refilé mon nom à ce torchon de merde, ras le bol de la pub envahissante ».

 Benlori

Published in:Uncategorized |on mai 3rd, 2011 |No Comments »

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