Archive for mars, 2011

Un blog à refaire

Ola amigos,

Mon blog a été anéanti par mes soins …. un coup de folie que je regrette maintenant …. il y avait de jolis textes, j’ai tenté d’en re-publier certains, mais mes textes collent avec une actualité, il devient ridicule de remettre en ligne des textes qui n’ont plus aucune prise avec l’actualité.

Je dois vous conter les origines de ce coup de folie… une histoire marrante finalement. Le client chez qui j’exerçais mon modeste art de glandeur, paie des équipes de branquinioles pour scruter l’image que véhicule leur misérable société sur le web. Et donc, mon blog, avec son lectorat de 15 personnes, représentait un danger inouï pour cet établissement respectueux. Ils ont donc pisté l’origine du facétieux écrivain pour constater que celui ci était à l’intérieur de leurs murs (enfin, sur des opens spaces désincarnés, parler de murs est cocasse). Et donc, je dus quitter les locaux de force sans même récupérer mes vieux magasines et mon mug … expulsé comme une merde.

Voilà donc que mon commercial de SSII me fait la morale également, j’ai gravement fauté, mis en péril des relations commerciales, bla bla bla … Et j’avoue, je suis passé par un stade de petit garçon pris les mains dans la confiote et donc j’ai supprimé tous les articles (250 environs). Mais, il ne faudrait jamais réagir à chaud. Je revendique tout ce que j’y ai écrit, effectivement, ma mission chez ce client (notez que je ne le cite plus pour éviter que leurs espions cybernétiques ne fassent un nouvel arrêt cardiaque) était complètement conne .. une sorte de rôle de contrôleur médiocre, qui vérifie que des mecs ont rempli correctement des papiers. Bac+5 en traitement du signal pour arriver si bas …. Bon, je peux les comprendre, je dénigre leur job idiot, donc que j’aille me faire pendre ailleurs. Comme 80% de leur personnel, je faisais leur truc dans un souci alimentaire, mais on ne peut pas le crier trop fort. Qui prend plaisir à remplir une PMV en 5 exemplaires, à participer à des mornings meetings où vous indiquez à un incompétent (principe de Dilbert) que vous êtes d’humeur chafouine parce que couverts d’hémorroides ???

Je retourne aux affaires … Ecrire est pour moi un vrai plaisir, une sorte d’évasion intellectuelle dans un monde rempli de benêts et de cons….

En tout cas, prudence à l’avenir … on paie des petits kapos pour épier la toile, je peux deviner la mine réjouie du mec qui m’a confondu “Chouette, j’en tiens un, je vais pouvoir avoir ma prime sur intéressement”. Lui aussi, doit se dire qu’il a un job palpitant.

BenLori

Published in:Uncategorized |on mars 24th, 2011 |5 Comments »

Reflexion du jour

Hello tous, Traditionnellement, mes amis et moi, nous nous envoyons des mails tous les lundis (et mardis, mercredis, jeudis et vendredis) pour nous tenir au courant de nos vies mouvementées, et un petit résumé du week end passé ou à venir. Ainsi mon pote Laurent Van Leeforte nous donne un aperçu des découvertes récentes dans les molécules anti obésités, mon ami Manu me parle de sa joie de voir l’ASNL battre les bulgares du Slavio Badevanek en 8eme tour de la coupe inter-UEFA des clubs champions de la ligue, et je peux suivre les progrès du petit Alex Sarou, fils d’un autre ami.  

Et donc la semaine dernière, mon ami “Sarou”, banquier de son état, était gravement taclé et blessé par un gardien de but farouche et peu respectueux du fair play (ça se passait en Moselle, pays peuplé de sauvages, je l’ai toujours constaté quand je jouais au hand). Plus de peur que de mal, il a pu reprendre son activité bancaire ce matin, en énumérant toutefois ses troubles que je me permets de retranscrire ici (je lui filerai 50 centimes de droit d’auteur à l’occasion) :

Me revoilà au bureau, crévé, perclus de douleurs tenaces, que je citerai en partant du haut : le coté gauche du cou (mais je pense que c’est parce que j’ai dormi la tete n’importe comment cette nuit), le thorax devant où chaque respiration provoque une pointe de petite douleur, c’est agacant et à force ca gene. Puis le bas du dos coté gauche avec la hanche touchée et le nerf encore un peu coincé, ce qui provoque des picotements dans le pied gauche parfois.”

Je change de sujet un instant, pour parler d’un sujet plus politique qui n’a, apparemment, rien à voir. Donc ce week end, nos députés ont voté en douce, un amendement nous permettant de travailler jusque 70 ans. Premier petit pas, pour progressivement, porter la retraite à cet âge pour tous. 

Et donc si je rapproche les deux sujets du jour, il me semble qu’il va falloir que l’on s’habitue mes amis et moi à nous envoyer des mails où on se raconte nos petites douleurs. Après 60 ans, on ne parlera plus guère de nos conquêtes féminines nombreuses entrainant ainsi une saine émulation à celui qui en sautera le plus (*), des victoires de l’ASNL en super ligue européenne, et de nos vacances en club branché à Puerto Rico mais on parlera de nos glaucomes, nos douleurs lombaires, notre arthrite naissante, nos pannes d’érection ….

Bordel, ça ne va pas être gai de venir travailler après 60 ans !

BenLori

Published in:Uncategorized |on mars 24th, 2011 |No Comments »

i m a free man


Yopla les zamis,

Mine de rien, je suis en week end ce soir. Et pour 4 jours, voilà une nouvelle qu’elle est bonne.

Pourtant, on notera avec tristesse la disparition de Patrick Mac Goohan, le célèbre numéro 6 de la série Le Prisonnier . Il faut dire que je m’identifie quelque part à cet anti héro légendaire. 

“Qui êtes vous ?”

- Je suis le numéro 2

- Qui est le numéro 1

- Vous êtes le numéro A36588 (c’est mon identifiant chez XXX) 

- Que me voulez vous ?

- Nous voulons des renseignements. Nous voulons connaitre le montant des valeurs acquises en 2008 sur les contrats Accolia

- Je ne sais rien, ça ne m’intéresse pas. Laissez moi

- Nous obtiendrons ces renseignements, que vous le voulez ou non

- Non, laissez moi tranquille, je ne suis pas un numéro, je suis un homme … LIBRE.”

C’est ainsi, que pendant 10 ans, j’ai voulu m’échapper du monde de l’assurance ou du moins de l’informatique de gestion, mais à chaque tentative d’évasion, une force cosmique, le destin, m’a irrémédiablement ramené dans une compagnie d’assurance gérer des tas de conneries sans intérêts. J’ai démissionné, me suis fait virer, dit au numéro 2 que son projet était fantoche, rien à faire, il me retient. J’ai tenté la diplomatie, la force, le lendemain, je me réveille, je suis informaticien de pacotille, toujours et toujours.

Et comme dans la série, je suis dans un univers où les gens semblent contents de leur sort, rien n’avance, les projets sont minables, si vous posez une question, on vous répond que le numéro 2 a décidé que ça se passerait comme celà et qu’il n’y avait pas à discuter sa décision. Une fois chez XXX, j’avais trouvé le commentaire suivant dans un programme “ce calcul me semble faux mais on m’a dit de le faire” …. C’est hallucinant. Personne ne se rebelle. Il faut dire qu’ailleurs, c’est pareil ou pire. 

Bon, ce billet est un peu du deuxième degré (quoique), je voulais réagir sur cette actualité, une série qu’on pourrait rediffuser à la place des séries merdiques allemandes, ou des niaiseries comme “plus belle la vie”, véritable vide intérsideral capable de lobotomiser la population française.

Bonjour chez vous ….

A36588

Published in:Uncategorized |on mars 24th, 2011 |No Comments »

Faut rigoler

Ola amigos,

Ayant passé un paquet d’entretiens d’embauche dans ma vie, j’ai du, quantité de fois, vanter mon intelligence, ma liste de diplômes, ma capacité d’écoute, mon autonomie, ma maitrise du Swahili, mon phd en biochimie appliquée, mes 1578 points au TOIC. Bref, j’ai du déballer le grand jeu pour donner envie à mon interlocuteur de travailler avec moi.

Or, en cet été de travail intensif, voilà qu’on m’a changé d’équipe pour la énième fois, et je bosse pour un chef de projet prénommé Jean Marc. Pas plus tard que hier, il me sort, “BenLori, j’aime bien bosser avec toi parce qu’au moins, on se marre”.

C’est vraiment vexant ! Je pensais apporter des compétences rares, une expertise technique reconnue, une capacité à travailler vite et de manière efficace, ma compréhension rapide de problèmes souvent complexes qu’un Darcos ne pourrait résoudre (si 15 assurés paient 4587 euros de franchise, combien vont payer 18 assurés ? … bon, promis, j’arrête avec Darcos lors de mes prochains billets).

Bref, lorsque je débute un nouveau poste, je tente de mettre en pratique tout ce que j’ai déballé lors de l’entretien, autonomie, rigueur, curiosité, rapidité etc… Mais en fait, mon chef actuel, m’apprécie pour mes blagues foireuses, mon auto-dérision, mes anecdotes cocasses et, en aucun cas, ma haute compétence technique. C’est désespérant, blessant, humiliant.

Peut être devrais je arrêter de vanter mes hautes compétences techniques lors de futurs entretiens. A priori, comme Jean Marc, ce que cherche un chef de projet comme lui, c’est un type qui le fasse rire, lui fasse oublier ses gamins insupportables, sa femme castratrice, ses traites pour la télé blue ray et tout un tas d’emmerdes.

Allez, je vais illico organiser un basket dans l’open space, deux corbeilles à papiers sur des armoires, et c’est parti.

BenLori

Published in:Uncategorized |on mars 22nd, 2011 |No Comments »

L’informaticien malgré lui

Pour le besoin de ma dernière oeuvre, je cherche une Gruselda … Si vous êtes intéressés, merci de prendre contact. Casting ouvert ce jour.

Le chef

Ah mon jeune collaborateur, puis je vous confier mission

Qui quémandera toute votre expertise et moult attentions

Connaissez-vous l’existence de la chaine des prélèvements ?

Elle requière selon la gamme, deux traitements différents

Les fusionner, nous ferrait économiser quelques deniers

Nous vous serions reconnaissant de vous en occuper

Le Grouillot

Des lunes que j’attendais une telle marque de confiance

Mon maitre, je jure de vous apporter toute mon expérience

Je promets de mettre un terme à ces traitements doublons

A propos de doublons, savez-vous que je les ai en affection ?

Le Chef

N’avez-vous pas connaissance de la grave crise qui sévit

Nos caisses sont vides et nos budgets, pour sur, amoindris

Saviez vous qu’il existe par delà les mers et les océans

Quelques auvergnats besogneux qui travaillent pour néant ?

{Le grouillot part ronchonner dans son atelier où il croise Gruselda}

Gruselda

Mon bel amant, je vous ai connu mine plus réjouie

Il me serait agréable de faire disparaître vos soucis

Le grouillot

Je viens d’obtenir une belle et gratifiante promotion

Mais au final, j’éprouve une immense frustration

Il est entendu que le travail est dorénavant revalorisé

Sous injonction du courageux empereur de l’Elysée

Pourtant, je ne vois rien venir, ni cacheton, ni bifton

Croyez vous que je suis informaticien par passion ?

Gruselda

Votre servilité à satisfaire votre maitre est déroutante

Ma douce compagnie n’est elle pas plus tentante ?

Vous me blessez mon jeune ami à ne penser que travail

Oubliez vos projets vaseux, redevenez une jolie canaille

A quoi bon perdre son temps sur la chaine des prélèvements

Alors que nous pourrions assurément prendre du bon temps

Le Grouillot

Merci, ma tendre amie, de m’ouvrir quelque peu les yeux

Je n’en peux plus de leurs projets totalement creux

Savez vous que les Stranglers viennent jouer au bataclan ?

Il me serait fort agréable de vous y retrouver en dansant

Je vais illico rendre mon expertise sur le sujet confié

Prenons cet ancien dossier et faisons en un copié collé

Voilà qui devrait satisfaire mon chef incompétent

Partons de ce bureau lugubre et à tous, bon vent

Published in:Uncategorized |on mars 22nd, 2011 |No Comments »

Adios Amigos

Adios Amigos

Le grouillot et le chef (pièce en un seul acte)

Le Chef

Entrez mon cher ami, venez prendre place
Afin de vous conter ce qui m’embarrasse
J’ai respect pour tous vos projets aboutis
Mais, vos travaux ne sont point gratuits
Je ne peux conserver votre grande habilité
Sous peine de voir mes caisses se dégonfler

Le Grouillot

Couteuse effectivement est mon expertise
Je ne peux point me brader en temps de crise
Loyer, électricité, préservatifs, tout est cher
Croyez-moi, messire, je mène vie austère
Le seigneur Elyséen avait promis abondance
Pouvoir d’achat pour le peuple et bombance
Je ne vois rien venir malgré mes réalisations
N’augmentent, que les douloureuses ponctions

Le Chef

Je vois dans vos dépenses quelques futilités
Et ainsi, vous gagneriez en compétitivité
Je pense vous remplacer par des roumains
Ils sont dociles, travailleurs et plus malins
Alors que vous pensez loisirs, et luxures
Ils besognent âprement jusqu’à l’usure
Je vous libère donc de nos engagements
Prestataire, point de dédommagements

{Le grouillot part la mine déconfite, déménager son bureau où il croise Gruselda}

Gruselda
Mon soupirant, Je vous ai connu plus réjoui
Notamment, lorsque nos corps étaient réunis
Le Grouillot
Hélas, mon amie, je ne suis plus compétitif
Gruselda
Je vous trouvais hier encore, fort persuasif
Le Grouillot
Vous ramenez, sans arrêt, tout à la bagatelle
Le roumain ne pense jamais à vos jarretelles
Il œuvre dur, avec une endurance démesurée
Comment pourrais-je, contre eux, rivaliser ?
Gruselda
J’ai bien essayé lors d’un séjour linguistique
Rassurez-vous, vous êtes amant fantastique
Ne leur enviez rien, je m’en porte garant
Ils sont infatigables mais vous êtes galant
Le Grouillot
La galanterie a-t-elle sa place dans la société ?
Il faut avant tout travailler, bosser, usiner.
Notre monde n’a pas besoin de doux rêveurs
Mais avant tout productivité et moult sueur

Gruselda
Que me chantez-vous là ? Vous êtes un idiot.
Vous éructez les poncifs des pages du Figaro ?
Et que faites-vous ? Vous rangez vos dossiers ?
Cela signifie t’il que vous nous quittez ?

Le Grouillot
Je suis victime de la concurrence boursière
Voyez ce logiciel sur les traques financières
Il sera développé dans des centres lointains
On ne peut lutter contre ce funeste destin

{Complainte du grouillot}

Ola mes collègues, et autres petites mains
Je vous quitte triste, du jour au lendemain
Conservez de moi cette diatribe, en souvenir
Il ne sert à rien de travailler sans un sourire
Cette pièce pour conclure mon court passage
Il est venu temps pour moi de tourner la page
Mon avenir se dessine chez votre concurrent
Mais cela ne se ferra point à votre détriment
Je vogue là bas, avec mes jolis sonnets
Peu décidé à partager leurs creux projets
Travaillez pour accumuler des biens inutiles
Pour impressionner des gens souvent futiles
Ca sera la morale de mon passage en ce lieu
Et donc, il me reste à vous dire … adieu

Published in:Uncategorized |on mars 22nd, 2011 |No Comments »

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