Another night with the fleshtones

Ola amigos,

 

Un week end aux accents rock and roll pour le BenLori. En effet, la bonne ville de St Germain en Laye accueillait une jolie affiche avec les Bellrays et les Fleshtones, deux pointures US. Cela aurait d’ailleurs pu m’encourager à aller voter car si une ville relativement modeste reçoit une telle affiche, c’est par la présence d’une salle de concert moderne, et assurément subventionnée par la ponction publique locale (et peut être bien la région).

Le voyage à bord de ma vieille Benmobile est teinté d’une petite nostalgie. En effet, l’été 2003, j’ai souvent visité St Germain pour papoter (voire un peu plus) avec une journaliste du Figaro Madame, c’était une époque d’insouciance où le problème des retraites se réglait tout seul avec une bonne vieille canicule. Je m’égare …

 

J’avais prévu large pour voyager, éventuellement me promener dans St Germain, avec pourquoi pas, une petite chance de recroiser Vanessa. Mais bon, me perdant dans la Défense, puis dans les Yvelines, je n’ai finalement pas eu le temps de faire du tourisme ou de renouer avec des fantômes.

 

Le concert a donc lieu dans une sorte de centre culturel, un lieu sympa dans un petit parc, avec des ateliers d’exposition, deux salles de concert, un bar. La foule est là, il y a vraiment de tout, mais le public est différent de Paris. Dans une ville où on doit se faire un peu chier le samedi soir, on se bouscule quand la municipalité propose un peu de détente à un prix modeste … là encore, merci les subventions et le clientélisme.

 

La salle est jolie, une fosse de bonne taille, des gradins pour les moins téméraires ou les plus vieux qui préfèrent rester assis, des balcons, des consos à 2€50 … Franchement, le coin est sympa.

 

Première partie : Whodunit.

Un groupe français (chant en anglais), j’ai fait mes recherches sur internet depuis, à priori, ils tournent pas mal avec des premières parties dans des salles comme l’Elysée Montmartre. Sur leur site, des articles de presse évoquent une filiation avec le Gun Club, Joy Division et les Dead Kennedys. Bon, franchement, je n’ai pas trop compris comment on pouvait rapprocher ce que j’ai entendu avec le rock dépressif de Joy Division, le rock sudiste du Gun Club ou le punk expérimental des Dead Kennedys. Whodunit, c’est du pur bruit. Les mecs sont assez pro mais ça ne me botte pas des masses. Beaucoup de bruit pour rien finalement.

 

Deuxième partie : The Fleshtones

Pour moi, c’était la tête d’affiche, je les aurais mis à la fin mais bon quelque part, ça m’arrangeait, j’ai des doutes sur les Bellrays donc si ça ne me botte effectivement pas, je pouvais me casser.

C’est la 4eme fois que je les vois et hormis le gros raté de janvier 2009 dans une salle indigne, c’est vraiment du pur bonheur de les retrouver. La salle a toute son importance justement, car ils l’utilisent. Déjà ils jouent avec des instruments sans fil, ce qui leur permet de se mouvoir dans toute la salle. Ca commence d’entrée en faisant leur apparition par l’arrière, en fendant toute la foule, en jouant une intro, le batteur ayant juste une caisse claire à la main. Pendant tout le concert, ils joueront avec le public, nous forçant à participer, reprenant des refrains très simples, et 70% du public joue le jeu et chantonne des lalala, yeah, yeah et franchement, c’est un succès. Comme évoqué plus haut, je pense qu’il y avait des gens qui venaient là uniquement, par curiosité, pour profiter de l’attraction offerte par la municipalité, et les Fleshtones se mettent tout le monde dans la poche. On peut classer ça dans le genre : rock participatif.

Finalement, la première fois que je les ai vus, j’y étais allé sans connaître, sur conseil de ma frangine, et j’étais aussi ressorti bluffé.

Zaramba est peut être un peu faiblard au niveau de la voix mais il compense par un jeu de scène excellent et surtout, il alterne le poste avec l’hilarant Keith Streng, au look cartoonesque qui peut monter très haut dans les aigus provoquant un effet comique. Il ira faire des pompes dans la foule, confiant sa guitare à leur ami … Tony Truant, et sa coupe de Jackson Five et favori fournie.

Ils quitteront la salle en ressortant par l’arrière sur l’intro du début. Un vrai bon concert comme on les aime. Bon, j’ai pris une méga claque, je suis toutefois un poil âgé, le bruit de Whodunit, puis 1h45 de danse en vêtement d’hiver sur les Fleshtones …. Je suis quand même fourbu.

Au final, on sort de là en se disant, putain, dans la vie, je veux être un Fleshtones et quitter l’informatique et toutes ces merdes de produits financiers.

 

Troisième partie : The Bellrays

Le concept de ce groupe est simple : une chanteuse noire de type Blues/Jazz/Gospel avec une formation de pur rock garage/punk. Le cocktail est évidemment surprenant mais je crois que j’ai eu ma dose et il fait une chaleur suffocante dans la salle. Je reste deux morceaux, trop peu pour me prononcer mais j’en ai déjà eu pour mon argent et je ne peux qu’être déçu après ce que j’ai vu.

 

Retour sur Paris en Benmobile, je me perds une nouvelle fois sur le retour, j’écoute France Info, l’asnl a encore pris une volée à domicile contre des nullards. Et le lendemain, il faut voter, paraît-il.

Ce que je ne ferrais pas.

 

BenLori

 

Published in:Rock and roll high school |on mars 15th, 2010 |Réagir »

Gagner plus

Ola amigos,

 

En 2007, la France se dotait du président du pouvoir d’achat. Grace à des mesures énergiques, il entendait distribuer prospérité, argent à tous les méritants, notamment ceux qui se lèvent tôt.

 

3 ans après, 3 ans que mon salaire est complètement gelé, dans un contexte légèrement inflationniste, je conclus que je subis, de facto, une baisse de mon pouvoir d’achat. Mais étant scientifique, je ne peux me résoudre à extrapoler, de mon cas particulier, une tendance nationale.

 

Heureusement, il existe un organisme semi-public en charge d’évaluer les revenus, le CERC (conseil de l’emploi, des revenus et de la cohésion sociale). Sa mission est de dresser un état des lieux, en matière des revenus d’activité, financiers et sociaux. On notera que cet organisme crée par De Gaulle, fut privé de toute substance sous Balladur, recrée par Jospin …. Pour être de nouveau démantelé dernièrement par le leader Minimo.

 

En plus de distribuer du pouvoir d’achat, le leader Minimo entendait que la ponction publique soit gérée comme une entreprise privée avec des indicateurs de performance en charge de mesurer l’efficacité des services de l’état. Ce qui donne une police encouragée à mettre tout le monde en garde à vue afin de satisfaire l’injonction de dépister un maximum de cancer de la prostate par toucher rectal ! Heu … ça ne doit pas être tout à fait ça mais l’idée y est.

 

On résume donc la situation, le leader Minimo promet le bonheur pour tous (ceci dit, c’est un peu le cas de tous les clampins qui nous gouvernent) en nous aguichant avec une hausse de nos revenus, le tout vérifié par des indicateurs de performance des plus pointus afin d’évaluer l’efficacité de la politique publique menée.

Ah oui, sauf que non, l’organisme en charge de mesurer les revenus, est étrangement supprimé. Etonnant non ? Pour reprendre Desproges.

 

Pendant ce temps, nos mass médias parlent du quick Hallal, de la vie tumultueuse d’Ali Soumaré et des écarts de langage du dingo de Septimanie…. Heureusement que les fidèles lecteurs de mon blog, toujours plus nombreux, réclament toujours de l’information pertinente et délivrée pratiquement nulle part ailleurs.

  

BenLori

 

PS : un de mes frangins m’apprend un gain de 4 dollars au poker le mois dernier. Si je me base sur une trentaine d’heure pour obtenir ce résultat, ça fait quand même du 10 centimes de l’heure … une piste intéressante à explorer !!!! On ne saura jamais si les experts du CERC préconisaient d’utiliser ce levier pour augmenter nos revenus.

Published in:Uncategorized |on mars 4th, 2010 |3 Commentaires »

Born again

Ola amigos,

 

Mardi matin, après 3 nuits blanches dues à un boulot stressant, une tempête de vent bruyante, j’ai abdiqué de mon poste d’analyste senior en charge du multiplexage des versements supplémentaires sur produit Pipolio en cotation bimensuelle par arbitrage automatique.

J’ai donc posé une RTT, obligé de rester au lit. Trop claqué pour mobiliser mon cerveau sur des problématiques complexes justifiant l’emploi d’un génie de ma trempe.

 

Et franchement, c’était trop bon. Mardi matin, j’avais carrément une barre à mine qui me tambourinait dans la trombine. Une grâce matinée, un épisode de Magnum et enfin, un après midi avec la chaine hifi à fond la gomme (les voisins sont censés travailler puisque depuis 2007 le travail est revalorisé et réhabilité dans ce pays), ça vous requinque n’importe quel homme.

 

En fait, je suis un born again, vous savez ces illuminés qui sortent de l’alcoolisme après avoir croisé Dieu. Bon, personnellement, je n’ai pas croisé Dieu mais je suis entré en communion avec le rock and roll et pfiuuutt, envolés les cotations interbancaires, les prélèvements libératoires sur supports euros et tout un paquet de grosses conneries qui ferraient justement sombrer dans l’alcoolisme, un paquet de gens.

 

Le soir, je trouve même l’énergie de rejoindre l’ami Jean Luc à la cantine de Belleville où on annonce les Obits, groupe underground américain, avec en première partie les Spurts de Toulouse vus dernièrement (et appréciés).

 

Bon, ça reste un plan à la Jean Luc, c’est-à-dire foireux à souhait puisqu’en fait, le tourneur français des Obits leur a imposé ses premières parties et exclus les Spurts. Et donc à la cantine ne joue que les Spurts qui ont trouvé cet endroit comme refuge de dernière minute. Ce qui me fait dire que le milieu de la musique et de la finance, ce sont un peu les mêmes univers malfaisants.

Puisque c’est bien foireux, autant également évoquer la présence de deux groupies agréables à regarder. JL en grand séducteur les remarqua aussi, mais un type nous apprit vite qu’elles étaient accessoirement lesbiennes et militantes néo-nazies …. Elles auraient pu me prendre pour un des leurs avec ma nouvelle coupe de cheveux mais bon, j’ai déjà peu d’affinités avec une simple supportrice du, parait-il, modéré Brice Hortefeu, que je n’ai pas trop cherché à sympathiser.

 

Concert des Spurts … la salle est vide mais comme le mois dernier, ils arrivent à dérider et faire remuer le popotin des quelques consommateurs présents. Bon, le mec devant moi était tellement murgé qu’il aurait surement dansé sur Tata Yoyo, mais sans être révolutionnaire, les Spurts distillent un rock sans prétention, efficace, sans trop de fioritures. Et ça fonctionne bien.

La soirée est donc réussie. J’étais mourant le matin, mais une RTT habilement employée, peut regonfler le moral de tout homme normalement constitué.

 

 

BenLori

 

PS : prochain concert The Fleshtones le 13 mars à St Germain en Laye.

Published in:Uncategorized |on mars 3rd, 2010 |Réagir »

Faut rigoler

Ola amigos,

 

Télérama titrait la semaine dernière la France moche. Un article sur la tronche de nos entrées de ville et ces zones commerciales où se suivent Carrefours hideux, Quicks laids, hallal ou pas et totem Buffalo Grill au goût plus que douteux.

Aujourd’hui, voilà que Jean-Paul Delevoye, le médiateur de la république, remet un rapport plus que pessimiste sur le moral des français : « avant on était usé au travail, aujourd’hui, nous sommes usés par la vie, que ce soit dans la rue ou dans les transports ».

 

Diantre, ça va mal au royaume de France. Heureusement, BenLori est là pour égayer votre vie complètement merdique, coincé entre deux barres d’immeubles sordides après une journée de travail à analyser l’impact du taux FSO sur les cotisations RCV …. Truc dont vous ne comprenez pas l’intérêt. Je reprendrais un commentaire vu, une fois, dans un programme informatique chez un grand assureur français « Ce calcul est faux mais on m’a dit de le faire ».  Toute la détresse du salarié est bien résumé dans cette phrase, un petit grouillot obéissant à un chef incompétent (principe de Peter dont j’ai déjà parlé).

 

Modestement, avec nos petits moyens, on peut tous divertir nos proches.

Moi, par exemple, une grosse maladresse a fait que je me suis rasé le crane ce week end. Geste qui me rendit malheureux sur le coup, mais qui finalement provoqua grand débat au turbin. Les femmes dissertent pour savoir si cela me va ou pas. Finalement, elles oublient la cotation interbancaire barbante sur laquelle elles travaillent avec consternation.

Les bonshommes se marrent et me font le salut militaire chaque fois que je les croise, et s’ensuivent des discussions palpitantes sur nos jeunes années d’appelés du contingent. Là encore, on oublie nos travaux assommants contre de vrais fous rires.

 

Amis lecteurs, tu peux aussi te tondre le crane … par solidarité envers moi d’abord, mais surtout pour distiller un peu de joie de vivre dans ce pauvre monde tout gris, comme dirait Renaud ! En fait, nous sommes tous installés dans une routine mortifère, il suffit de glisser un petit événement incongru, comme venir avec une tête de pouilleux, pour provoquer des débats et échanges passionnants. On commente mêmes ma nouvelle trombine à Ekaterinbourg dans l’Oural où on me recommande de porter un(e) Budenovka, un chapeau typique soviétique. Ce que je fis au bureau hier, provoquant encore quelques gloussements.

 

Vous aussi, tentez de réveiller notre société terne, rasez vous la tête, trimballez vous avec une banane dans l’oreille, organisez des parties de handball de bureau avec une boulette de papier et des montants de porte en guise de buts … y a tant de trucs à faire.

 

BenLori

Published in:Uncategorized |on février 24th, 2010 |2 Commentaires »

Fortune et gloire

Ola amigos,

 

Dernièrement, l’ami Van Leeforte me confiait avoir demandé un ordinateur portable à son employeur, non pas pour gagner plus en travaillant plus, mais il veut expérimenter le : ”travailler plus totalement gratuitement”. En effet, alors qu’il pourrait passer sa soirée avec Gruselda, ou faire du volley avec Mazaoki, il pense plutôt consacrer sa vie à la recherche de la molécule anti-obésité et passer ses soirées à rédiger ses travaux, pour la prochaine conférence de Florence dont il présentera ses dernières découvertes « Analogic-Chimistry and Fly fucking » (chimie analogique et enculage de mouche).

On notera également la notion collaborative de la recherche, au lieu de déposer des brevets et faire du pognon, mon ami scientifique partage ses découvertes à l’ensemble de la communauté scientifique.  

 

Clap clap clap… on applaudit tout ce dévouement charitable.

 

C’est un peu l’utopie anarchiste qui est en train de se réaliser. Des travailleurs complètement désintéressés qui ne travaillent que pour le bien de la communauté. On imagine bien une congrégation hippie où le docteur soigne le paysan dans un accord donnant-donnant, je te guéris et en échange, tu me nourris. C’est un peu le modèle Schtroumpf, le Schtroumpf bricoleur répare le toit du champignon du Schtroumpf poète. Le Schtroumpf bricoleur travaille par pur plaisir, il ne demande rien au poète qui se consacre uniquement à son art qu’on peut juger futile, un travail non marchand diraient les économistes. Mais la communauté Schtroumpf prospère et le bricoleur est heureux de manier ses outils pendant que le poète compose dans la forêt “couilles de Poulet”, un chant révolutionnaire et désabusé.

 

Bref, le Leader Minimo est complètement à côté de ses pompes (c’est coutumier), travailler plus pour gagner plus, c’est joli sur le papier. Mais la mode est au travailler gratuitement, le soir, le week end, tout le temps.

 

Un qui est aussi, complètement, à côté de la plaque, c’est JF Copé. Sur le salaire de Proglio, il déclare « Et alors ? Il ne travaille pas 35 heures, lui ». Ils sous entend donc, que cet homme travaille beaucoup plus qu’un salarié lambda, donc il peut bien palper 1.2 millions d’euros.

 

On a donc mon ami Van Leeforte qui se contente d’un ordinateur portable pour travailler chez lui, la nuit, le week end. Et Proglio qui prend 1.2 millions.

Il n’est pas facile de trouver qui est le con de mon histoire, même si j’ai une petite idée. (*)

Enfin, j’ai applaudi le dévouement de mon ami chercheur, alors que Proglio est raillé par tous les aigris de ce pays. Avoir un ordinateur portable et des applaudissements ou 1.2 millions et des quolibets ? Franchement, je prends aussi le portable, pas vous ?  

 

 

Benlori  

 

(*) je penche pour JF Copé

Published in:Uncategorized |on février 9th, 2010 |Réagir »

Gerbosité nationale

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Ola amigos,

 

Comme chaque matin, je me réveille avec France Info, histoire de savoir un peu ce qui se passe dans le pays des droits de l’homme. 

Et donc ce matin, la petite Léa, 10 ans, a été mise en garde à vue pour avoir participé à une rixe devant son école. Etrange pratique tout de même.

 

Dans ma vie passionnante pleine d’aventures, j’avoue m’être battu à l’école deux fois (sans compter toutes les bisbilles avec mon pote Choucky) :

 

1-     En lançant une boule de neige dans la cour de l’école primaire, elle manqua sa cible mais alla directement dans l’oreille du Patrice Lotte qui passait par là par hasard, il était plus grand que moi, et décida de me faire payer ma maladresse. Heureusement, le poto de mon grand frère Hugues Henry, lui-même plus grand que le fameux Lotte, arriva et lui mit une torgnole.

2-     Au collège, alors que je ne faisais rien de mal, une sorte de déséquilibré de ma classe dont j’ai oublié le nom, me tabassa par surprise, je me défendis et là, c’est le Christophe Beaubras, un autre pote de mon grand frangin, qui fit la police et l’affaire se dissipa.

 

Je remercie donc Hugues Henry et Christophe Beaubras qui, peut être, liront mon blog en faisant une recherche sur leur patronyme sur leur moteur de recherche préféré. On notera que mon frère, cet ingrat ne bougea jamais un petit doigt pour me défendre ! (et lui, il me lit).

Ils ont donc fait office de force de police et j’ai évité à un jeune âge, l’humiliation de la garde à vue, le toucher rectal, l’attente dans une cellule sentant la pisse, l’attente de quoi d’abord ? Jugé pour avoir lancé par maladresse une boule de neige dans l’oreille d’un camarade. C’est franchement ridicule.

Et pourtant, en France, on met en 2010 des enfants de 10 ans en garde à vue….

 

Fillon a annoncé hier que les mômes se verront offrir un carnet citoyen, et il y aura dorénavant un drapeau français dans leur école pour leur apprendre qu’on vit quand même dans un super pays. Franchement de qui se moque-t-on ? La petite Léa va être contente de recevoir son carnet citoyen et découvrir qu’elle vit dans la patrie des droits de l’homme.

On vit vraiment dans un pays fascinant … voire fascisant ! Il vaut mieux compter sur les amis de son frère pour assurer sa sécurité que sur la police de notre beau pays.

 

Ça sera mon unique contribution sur l’identité nationale. En tout cas, cela me permet de faire mon choix pour les élections à venir : abstention. Ce pays et ses institutions m’écœurent complètement.

 

BenLori

 

Published in:Uncategorized |on février 9th, 2010 |6 Commentaires »

A night with 18brumaire

Ola amigos,

 

Encore un week end bien rempli, avec notamment l’invitation à célébrer la sortie du premier album, du groupe rock du moment, 18Brumaire. Je faisais donc partie des quelques privilégiés à être convié à cette fête que le tout Paris attendait. De Massimo Gargia, à Vincent Mac Doom, je ne compte plus les people refoulés à l’entrée des Ecuries de Joséphine dans le 9eme arrondissement.

 

Le contexte est simple. Lors de ses vœux à la culture, le sinistre Leader Minimo annonça la création d’un chèque téléchargement à destination de la jeunesse, financé par l’état. Toute l’industrie du disque tente donc de capter cette subvention. Ce qui explique la sortie rapide d’un paquet de disques à cette époque.

 

L’organisateur avait vu grand. Un premier pressage de 500 exemplaires, une publicité abondante sur internet grâce aux réseaux sociaux OVS et Myspace notamment, et organisation de cette soirée de promotion où 18Brumaire donnait un concert privé en compagnie des chiens andalous et des Spurts.

 

Première partie : les chiens andalous. Il s’agit peut être des chats andalous, j’avoue ne plus me souvenir. Je retiens juste qu’ils chantent en français, et avec mon snobisme habituel, j’ai un peu de mal avec le rock dans la langue de Molière, hormis peut être Couilles de Poulet que je ne présente plus. Le chanteur a un léger problème entre se lâcher, vivre son truc et chanter une main dans la poche. Ce détail peut paraitre anodin, mais le rock est censé dégager une énergie, une fougue et la main dans la poche pour chanter … ça me perturbe.   

 

Seconde partie : 18Brumaire. Je les ai vus progresser au fil des années. Disons le tout de suite, tout ne me plait pas. Un chanteur un peu effacé, trop de réverbérations dans la guitare principale, un bassiste qui ne demande qu’à bouger et s’éclater mais sur une scène un peu étroite, on le sent sur la retenue. Ca reste carré et bien foutu mais manque un petit quelque chose pour que ça me botte réellement.

 

Et enfin, The Spurts. Ils viennent spécialement de Toulouse. On les retrouvera avec plaisir au Point Ephémère en mars en première partie des Hobbits. Voilà qui correspond plus à mon univers, un trio guitare/basse/batterie. Un chanteur au look à la Joe strummer, boum boum boum, trois accords et on envoie la sauce. Finalement pourquoi se compliquer la vie ? Ils remportent d’ailleurs un joli succès dans la salle, ils auraient pu jouer plus longtemps, ça n’aurait dérangé personne.

 

Le reste de la soirée doit se poursuivre en musique avec DJ Remix, je ne sais pas quoi. Mais étrangement, tout le monde se tire. Du coup, moi aussi. Je suis assez moutonnier finalement.

L’organisateur tente toutefois de me refiler son lot de 500 disques, mais hélas, je n’ai pas encore touché ma prime étatique et financièrement, c’est un peu hard pour moi en ce moment.  

 

BenLori Rotten

 

Published in:Uncategorized |on février 1st, 2010 |1 Commentaire »

Démagogie quand tu nous tiens

Ola amigos,

 

Ce n’est même plus drôle de commenter l’activité débordante du Leader Minimo tellement cet être est ridicule, populiste, démagogique et j’en passe.

 

2007, il nomme un certain Eric Besson au poste de sous secrétaire d’état à la prospective, trop content de draguer un type de gauche, il créa donc un poste que je qualifierai de nébuleux, l’important étant de placer cet homme quelque part comme prise de guerre.

 

Première mission du super consultant Besson, faire un rapport sur la faible compétitivité du foot et du sport français en général. Il rend son projet, et dans la foulée, il est crée un Droit à l’Image (DIF) des sportifs professionnels qui leur octroie des avantages fiscaux.

 

Mais lundi dernier, alors interrogé sur le salaire de Proglio, le Leader Minimo caresse, le peuple mécréant, dans le sens du poil, et se sent heurter par le salaire des footix. Mais mon vieux, c’est toi-même qui a missionné ton larbin pour rendre compétitif les rémunérations dans le football. Jean Pierre Perno en journaliste rigoureux et attentif de l’actualité aurait pu lui signaler…. raté, il a oublié … d’être journaliste. A la rigueur, Sarko aurait pu être offusqué du salaire de Perno, aussi transparent à un tarif pareil, c’est du vol.  

 

Sur le même sujet, la démagogie n’étouffe définitivement pas notre Leader Minimo. On peut effectivement s’offusquer du salaire d’un footix (45 000 euros par mois de moyenne en D1). Mais un footballeur est un simple salarié. C’est sur la base de son talent que des chaines de télé mettent sur la table des sommes astronomiques pour permettre à leurs abonnés de voir des matchs. Mes neveux ont eu pour Noel des maillots de l’As Nancy Lorraine floqués du nom de certains joueurs. Ils n’ont encore jamais réclamé un maillot d’Henry Proglio.

Bref, un footballeur génère un paquet de fric, en droits télés, marchandising, places dans les stades, il ne m’apparaît pas incongru que ces sommes soient reversées aux participants de ce business. A la rigueur, on peut s’offusquer que les communes investissent dans des stades ou donnent des subventions ou qu’il existe une imposition particulière pour les footix. Mais à ma connaissance, ce n’est pas Issar Dia, l’attaquant de l’ASNL qui va chercher des subventions mais son patron.

Bref, un footballeur est un simple salarié comme moi, un mec vient le voir en lui disant, pour 50 000 euros, tu travailles pour moi, il serait bien con de dire : « je suis offusqué comme Sarkozy, file moi que 4000 !!!! »

Proglio, on ne sait pas ce qu’il rapporte, il parait que c’est un tout bon, je veux bien le croire. Mais si on mettait à sa place un haut ponctionnaire, rien ne garantit qu’il fasse pire ou mieux. On ne sait pas évaluer le gain d’un patron. Messier a été porté aux nues avant que tout le monde constate qu’il avait coulé sa boite.

 

Pour finir ma diatribe, le salaire moyen des footix était de 46 000 euros en 2008, 45 000 euros en 2009, encore la preuve que leur salaire est soumis aux aléas économiques, moins de gens dans les stades, moins de subventions, des télés moins demandeuses, mathématiquement, le footballeur voit son salaire baisser.

Pour les grands patrons, la dérivée de la courbe de leur rémunération est toujours positive, crise ou pas.

 

Là encore, j’aurais aimé que le grand professionnel Perno rappelle au président du pouvoir d’achat quelques notions d’économie enseignée dans son école de journalisme !

 

BenLori

 

Published in:Uncategorized |on janvier 29th, 2010 |Réagir »

Secret professionnel

Ola amigos,

En période de crise, il est aisé pour un manager de mettre une forte pression psychologique sur le menu fretin. Même si le Leader Minimo lundi, a promis à l’étudiante sur-diplomée que le chômage allait baisser, on serre tous un peu les fesses pour ne pas perdre notre job passionnant.

 

Et donc quand lundi dernier, ma chef vient me voir en me disant de régler le problème des codes 9 qui pullulent dans les logs systèmes, elle s’empressa de me dire qu’elle avait déjà confié ce sujet à un certain Albert qui ne trouva jamais la cause de ce dysfonctionnement majeur. Albert …. Celui là même, dont la mission de prestation fut arrêtée, après 3 mois, pour incompétence. Ma chef savait très bien que je connaissais le destin funeste de ce pauvre Albert. Une sorte de chantage psychologique se mettait doucement en place.  

 

Bref, la pression est énorme. Si je veux conserver mon job, le gras salaire qui va avec, continuer à faire des heures sups défiscalisées, bénéficier du bouclier fiscal, et m’acheter une montre avant mes 50 ans, il me fallait résoudre le mystère des codes 9.

 

L’erreur d’Albert, si je puis me permettre de le juger, est d’avoir foncé tête baissée dans la tache confiée. Le secret, d’un bon informaticien, et ce qui fait finalement ma réussite reconnue dans le métier, c’est de prendre de la hauteur, du recul. Donc, je m’accorde deux jours de repos au bureau pour évacuer le stress, et réfléchir à la bonne méthodologie. Accessoirement, il y a le championnat d’Europe de Handball, je peux donner mon expertise technique auprès de mes collègues plutôt néophytes sur le sujet mais qui se posent des tas de questions.

 

Je commence donc à regarder le problème de mon œil expert mercredi. Effectivement, cela semble bien merdouilleux, c’est une femme qui a écrit l’application qui déconne. Point de misogynie chez moi, mais l’informatique est une histoire de logique, et tout le monde sait bien que ce sont des êtres profondément irrationnelles. Je vais me faire des amies, je le sens J

Albert n’a pas fait ce travail de psychologie très important : connaître le créateur d’une bouse informatique, permet souvent de relativiser, d’envisager le pire, d’anticiper les crises de nerf. Après renseignement, je sais donc que l’auteur de l’application est une jeune chimiste reconvertie comme beaucoup dans l’informatique. Ca se gâte, une nana mais en prime, qui travaille par dépit. Attention, je ne la blâme pas, je n’ai jamais compris comment on pouvait faire de l’informatique financière, en étant motivé.

Il faut donc me mettre à la place d’une chimiste irrationnelle. Ce qui est plutôt simple quand comme moi, on a joué aux jeux de rôles, puis crée 500 personnalités différentes sur des forums, ou blogs internet.

 

C’est donc jeudi, que je peux me mettre au travail … avec ma nouvelle personnalité de femme. Je suis devenu illogique, irrationnel et fatalement, je comprends vite l’erreur commise par la programmatrice de l’époque. La zone qui stocke la touche fonction était gérée d’une façon surprenante, appuyez sur F1 stocke la valeur 12, et presser la touche F12 stocke la valeur 1 !?!? Fallait l’inventer. Je passe quand même tout mon jeudi, soit 5 heures à déterminer l’origine du mal provoquant le code 9.

 

Et ce vendredi, après une nouvelle analyse psychologique poussée, je devine que ma chef pense que l’anomalie est difficile à corriger puisqu’Albert avait échoué.

Je peux donc aisément facturer mon vendredi sur ce projet et me la couler douce. Ca lui apprendra à me pressuriser en me remémorant la fin tragique de mon prédécesseur.  

Il me reste juste à remplir mon outil de gestion des temps consommés, j’impacte donc 5 jours sur la résolution du bug, coût 2000 euros. C’est peu, je me demande si je ne vais pas imputer mon lundi et mardi suivant. Si j’avoue avoir trouvé, comme il n’y a aucun projet valable dans les cartons, ma chef risque de me confier le mystère des codes 73. Ce n’est pas forcement très intéressant.

 

Voilà, en quelques mots le secret d’un bon informaticien, ne pas se précipiter et faire preuve de psychologie. La sur-diplomée de l’émission du Leader Minimo pourrait envisager une reconversion. Elle programme, et je repasse derrière pour corriger. Ca fait deux emplois, à une période où on en manque, ce serait une solution pour résorber le chômage.

 

 

BenLori   

Published in:Uncategorized |on janvier 29th, 2010 |Réagir »

O temps suspend ton vol

Ola amigos,

Vous allez bien ? Mieux que super Nanny ?

C’est officiel, je suis un vieux con … Je le réalise à l’aube de mes 37 ans. Alors que je lisais tranquillement un journal gratuit au bureau (on appelle ça de la veille technologique), je remarque une publicité qui attire mon regard bleuté et profond (on me lit chez les ménagères de moins de 50 ans, autant faire passer quelques messages subliminaux sur mon physique avenant de jeune premier) … je m’égare … donc oui, une publicité pour The Black Eyed Peas - The END world tour - Le truc qui a captivé mes beaux yeux bleus (seconde couche), je le dis franchement, c’est une bombasse toute de cuir vêtue entourée de zyvas au look de danseurs de hip hop.  Ils se produisent le 20 mai à Paris Bercy. (*)

Je suppose qu’il s’agit d’un groupe de musique et c’est bien pourquoi je prends un coup de vieux, je ne sais pas du tout qui sont ces saltimbanques alors qu’ils se produisent dans la plus grande salle parisienne. Ce n’est quand même pas la salle des fêtes de Pompey où jouaient, dans mon adolescence, les Ménillieux, groupe folklorique de Marbache, c’est Bercy tout de même, il n’y a que des pointures qui jouent la dedans.

Bref, je suis totalement dépassé …. Cela me mine ! J’ai pourtant toujours cherché à rester jeune, je me suis même mis à regarder du catch pour ne pas être décroché par mes deux neveux qui collectionnent les photos de la WWF.

Quand le petit me dit qu’il est Ray Mysterio, pas de souci, je peux donner le change et lui dire que je suis l’Undertaker et que je vais lui coller une prise de l’ours s’il continue à me casser les pieds.

Mais là, s’il vient me voir avec un album de Black Machin, je vais passer pour le tonton totalement has been ! Surtout que leur autre tonton est particulièrement calé en musique de djeune, ma suprématie de tonton préféré est en jeu.

 

Une qui n’est pas dépassée, c’est Lagarde, la meilleure ministre de l’économie de l’UE selon la presse anglaise (gros fou rire, pourquoi pas Daniela Lumbroso dans l’ordre de la légion d’honneur tant qu’on y est ?). Au sujet du salaire de Proglio, elle déclare dans le fameux journal gratuit « il faut se rendre à la réalité : il y a un marché, des concurrents, un monde qui a changé ». Un peu mon neveu que le monde change, les jeunes n’écoutent plus les Animals, les Buzzcocks mais Black Eyes Peas.

Ceci dit, Black bidule semble être du rap américain, une musique qui véhicule une idéologie très bling bling, grosses bagnoles, chaines en or, piscines et gonzesses qui se trémoussent autour, d’où la présence, sur la pub, de la pouffe en cuir. Faire de la thune, du blé, du fric, c’est le monde qui change, cher à Lagarde et Proglio.

Sinon quelqu’un a averti le Leader minimo qu’avec le chèque culture de 200 euros destiné à la jeunesse, celle-ci n’allait pas acheter les disques de sa femme mais Black Eyed Peas ? Après avoir subventionné l’industrie automobile slovaque, le voilà qu’il finance le rap américain. Bon, pas grave, un de ses mouflets (Pierre, je crois) est sur ce secteur et produit justement ce type de merde.

 

Benlori

 

(*) On leur préférera 18Brumaire le 30 janvier aux Ecuries de Joséphine dans 9eme arrondissement.

 

Published in:Uncategorized |on janvier 22nd, 2010 |Réagir »


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