Another night with the fleshtones
Ola amigos,
Un week end aux accents rock and roll pour le BenLori. En effet, la bonne ville de St Germain en Laye accueillait une jolie affiche avec les Bellrays et les Fleshtones, deux pointures US. Cela aurait d’ailleurs pu m’encourager à aller voter car si une ville relativement modeste reçoit une telle affiche, c’est par la présence d’une salle de concert moderne, et assurément subventionnée par la ponction publique locale (et peut être bien la région).
Le voyage à bord de ma vieille Benmobile est teinté d’une petite nostalgie. En effet, l’été 2003, j’ai souvent visité St Germain pour papoter (voire un peu plus) avec une journaliste du Figaro Madame, c’était une époque d’insouciance où le problème des retraites se réglait tout seul avec une bonne vieille canicule. Je m’égare …
J’avais prévu large pour voyager, éventuellement me promener dans St Germain, avec pourquoi pas, une petite chance de recroiser Vanessa. Mais bon, me perdant dans la Défense, puis dans les Yvelines, je n’ai finalement pas eu le temps de faire du tourisme ou de renouer avec des fantômes.
Le concert a donc lieu dans une sorte de centre culturel, un lieu sympa dans un petit parc, avec des ateliers d’exposition, deux salles de concert, un bar. La foule est là, il y a vraiment de tout, mais le public est différent de Paris. Dans une ville où on doit se faire un peu chier le samedi soir, on se bouscule quand la municipalité propose un peu de détente à un prix modeste … là encore, merci les subventions et le clientélisme.
La salle est jolie, une fosse de bonne taille, des gradins pour les moins téméraires ou les plus vieux qui préfèrent rester assis, des balcons, des consos à 2€50 … Franchement, le coin est sympa.
Première partie : Whodunit.
Un groupe français (chant en anglais), j’ai fait mes recherches sur internet depuis, à priori, ils tournent pas mal avec des premières parties dans des salles comme l’Elysée Montmartre. Sur leur site, des articles de presse évoquent une filiation avec le Gun Club, Joy Division et les Dead Kennedys. Bon, franchement, je n’ai pas trop compris comment on pouvait rapprocher ce que j’ai entendu avec le rock dépressif de Joy Division, le rock sudiste du Gun Club ou le punk expérimental des Dead Kennedys. Whodunit, c’est du pur bruit. Les mecs sont assez pro mais ça ne me botte pas des masses. Beaucoup de bruit pour rien finalement.
Deuxième partie : The Fleshtones
Pour moi, c’était la tête d’affiche, je les aurais mis à la fin mais bon quelque part, ça m’arrangeait, j’ai des doutes sur les Bellrays donc si ça ne me botte effectivement pas, je pouvais me casser.
C’est la 4eme fois que je les vois et hormis le gros raté de janvier 2009 dans une salle indigne, c’est vraiment du pur bonheur de les retrouver. La salle a toute son importance justement, car ils l’utilisent. Déjà ils jouent avec des instruments sans fil, ce qui leur permet de se mouvoir dans toute la salle. Ca commence d’entrée en faisant leur apparition par l’arrière, en fendant toute la foule, en jouant une intro, le batteur ayant juste une caisse claire à la main. Pendant tout le concert, ils joueront avec le public, nous forçant à participer, reprenant des refrains très simples, et 70% du public joue le jeu et chantonne des lalala, yeah, yeah et franchement, c’est un succès. Comme évoqué plus haut, je pense qu’il y avait des gens qui venaient là uniquement, par curiosité, pour profiter de l’attraction offerte par la municipalité, et les Fleshtones se mettent tout le monde dans la poche. On peut classer ça dans le genre : rock participatif.
Finalement, la première fois que je les ai vus, j’y étais allé sans connaître, sur conseil de ma frangine, et j’étais aussi ressorti bluffé.
Zaramba est peut être un peu faiblard au niveau de la voix mais il compense par un jeu de scène excellent et surtout, il alterne le poste avec l’hilarant Keith Streng, au look cartoonesque qui peut monter très haut dans les aigus provoquant un effet comique. Il ira faire des pompes dans la foule, confiant sa guitare à leur ami … Tony Truant, et sa coupe de Jackson Five et favori fournie.
Ils quitteront la salle en ressortant par l’arrière sur l’intro du début. Un vrai bon concert comme on les aime. Bon, j’ai pris une méga claque, je suis toutefois un poil âgé, le bruit de Whodunit, puis 1h45 de danse en vêtement d’hiver sur les Fleshtones …. Je suis quand même fourbu.
Au final, on sort de là en se disant, putain, dans la vie, je veux être un Fleshtones et quitter l’informatique et toutes ces merdes de produits financiers.
Troisième partie : The Bellrays
Le concept de ce groupe est simple : une chanteuse noire de type Blues/Jazz/Gospel avec une formation de pur rock garage/punk. Le cocktail est évidemment surprenant mais je crois que j’ai eu ma dose et il fait une chaleur suffocante dans la salle. Je reste deux morceaux, trop peu pour me prononcer mais j’en ai déjà eu pour mon argent et je ne peux qu’être déçu après ce que j’ai vu.
Retour sur Paris en Benmobile, je me perds une nouvelle fois sur le retour, j’écoute France Info, l’asnl a encore pris une volée à domicile contre des nullards. Et le lendemain, il faut voter, paraît-il.
Ce que je ne ferrais pas.
BenLori
